Un monde peuplé de loups extravagants aux pouvoirs surnaturels !
 

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 Tas d'ébauches ─

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Jo
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MessageSujet: Tas d'ébauches ─   Dim 10 Mai 2015, 16:13

    S'il y a bien une chose qui me manque quand j'ai envie d'écrire un truc autre qu'un RP, c'est l'imagination. Quand, comment ? Du coup, je pique aux idées des autres, l'univers des forums : ici en l’occurrence, Nightfield et Sun City.
    Je me lasse très vite de ce que j'écris donc les deux ébauches ne font pas plus de deux pages word, à peine des incipits, mais je me suis dit que je pourrais toujours les partager ^^

    SUN CITY ─

    Il arracha un pan de son t-shirt et tenta de faire une sommaire compresse autour de son bras meurtri. A ses pieds, les fruits qu'il avait tenté d'envoyer à la figure de la créature jonchaient le sol, se mêlant en une purée maronnasse. Il était tout connement en train de faire ses courses. Et une espèce de malade avait commencé à avancer vers lui d'un air...mort. Lentement, comme si chaque mouvement demandait un effort de concentration incroyable et que cet être n'était, justement, plus capable de cela. Poussé par une seule chose : la faim. Poussé vers ce qui serait son repas : une pièce de viande, appétissante. Ou non, peu importait l'aspect. Du moment que ça se mangeait. Au même moment, tandis que la chose tendait vers lui des bras qu'il découvrait maculés de sang frais, un cri retentit, résonnant dans tout le local. Quelque chose se passait. Peut-être était-ce ce dont on parlait aux infos et dans la rue, ce prétendu « virus » échappé d'on ne sait quel laboratoire aux expériences douteuses. Toujours était-il... qu'il sentait sa vie en danger. Premier réflexe, stupide mais humain, pulsion de survie : balancer ce qui lui tombait sous la main – à savoir des fruits - et fuir. Vite, loin, on ne sait trop où. Ce fut vite fait. Près de la sortie, il se faufila entre les badauds qui ne comprenaient pas encore. Tandis qu'il courrait ventre à terre dans la rue, il entendit leurs cris. Les cris de ceux qui n'avaient pas compris... assez vite. Peut-être qu'avoir une imagination débridée n'était pas une si mauvaise idée.
    Il ne s'arrêta qu'arrivé aussi loin qu'il le pouvait : il était face à un mur. Le mur de chez lui, plus précisément. La vie était bien faite, tout de même... Il monta les escaliers quatre à quatre et, ne trouvant personne, glissa la clé dans sa poche et se dit qu'il ne reviendrait qu'une fois qu'il aurait eu la confirmation de ce qu'il pensait.

    * * *

    Quelques mois s'étaient écoulés. Trois, ou quatre. Ou peut-être cinq. Ou deux. Il ne savait pas. Il ne comptait plus tellement le temps, en fait. Il avait... autre chose à faire. Marchant sur le verre brisé, il tentait de faire le moins de bruit possible. Il ne voulait pas rameuter les goules du coin. Dans sa poche, son portable désormais inutile – sans personne pour s'en occuper, les lignes n'avaient pas fait long feu – accompagnaient des mots qu'il avait rassemblés depuis le jour où tout avait commencé. Un jour qui aurait du être... autre. Sorti – enfin – du calvaire de la vie étudiante, il s'était installé, quelques mois plus tôt, avec celle qu'il pensait être « la femme de sa vie ». C'était une belle histoire. Un peu banale, mais belle. Lui, coincé dans ses études qui l'empêchaient de penser, et elle, qui se demandait ce qu'elle foutait là. Ils avaient commencé à parler, étaient devenus amis, puis avaient commencé à sortir ensemble. A parler d'avenir. Avec elle, le temps passait vite. Et il ne s'ennuyait pas. Pas une seconde. Comme s'ils pensaient la même chose, au même moment. Oh, ils ne se ressemblaient pas. Ils étaient même très différents. Mais ils se complétaient. Et c'était cela, l'essentiel. Sauf que... elle avait disparu. Quatre vingt dix-neuf pour cent de l'humanité avait été infectée par ce qu'on appelait le « virus Solanium ». Ainsi étaient nées les goules : de la mort des humains contaminés. Typiquement le genre de conneries que l'on voit partout, mais qui, au fond, risquaient tellement d'arriver que l'on préférait en rire. Et ils avaient ri. Ils avaient ri devant les films, les jeux vidéo. Devant les journaux qui dépeignaient des faits alarmants. L'opinion croyait à une grosse blague. Ça ne les avait pas fait rire longtemps, en tout cas. Et ce jour là, elle avait disparu. Il avait essayé de l'appeler. Sans réponse. Il avait été dans tous les endroits où elle pouvait l'attendre, où elle pouvait s'être réfugiée, mais rien, sinon quelques frais cadavres cherchant pitance. Il l'avait appelée tous les jours. Un jour elle avait répondu. Elle avait l'air d'aller bien. Ils avaient échangé trois phrases. Et le réseau avait disparu pour de bon. Depuis, il la cherchait, inlassablement. Il avait quelque chose à lui dire. À lui demander.
    Un râle attira son attention. Évidemment. On n'était jamais tranquille longtemps. Pour un « survivant » on comptait en moyenne une cinquantaine de zombies. Le reste de l'humanité ? Mort. Façon Planète des Singes, à ceci près que ces « nouveaux maîtres du mondes » étaient bien moins intelligents, et se décomposaient petit à petit. L'été était passé, et avec lui les relents de mort infects. Et il cherchait toujours. Un mot couvert de son écriture, griffonné à la hâte, qu'il avait trouvé sur « leur » place d'amphi', lui avait redonné l'espoir. Avant de tomber sur le prof', lunettes cassées, épaule déboîtée, peau partant en lambeau, un orbite vide et l'air grognon. Il s'était enfui par le parc. Là, il avait trouvé une batte de base-ball. Depuis, elle ne le quittait plus. C'était sommaire, comme arme, mais utile. Même si exploser la boîte crânienne d'êtres autrefois humains n'était pas ce qu'il préférait. En général, il fuyait.
    Mais quand il le fallait, il le faisait. Dans l'espoir de la retrouver, elle. Mythri.




    NIGHTFIELD ─


    http://www.youtube.com/watch?v=JGCsyshUU-A

    Une simple question de point de vue. Jude sourit, renvoya ses cheveux en arrière et adressa un clin d’œil au jeune homme qu'elle laissait derrière elle. Un jeune homme quelque peu désappointé. Mais elle n'était pas une fille facile, malgré ce que l'on disait d'elle. Il faisait un temps radieux. Elle se mit à courir, sans trop savoir pourquoi. Les yeux rivés vers le ciel dégagé. Un rire de joie pure sortit de sa gorge sans qu'elle songe même à le réprimer. La vie était devant elle, et elle avançait sur le chemin qu'elle se traçait au fur et à mesure.

    Aujourd'hui, Jude courait encore. Mais plus pour les mêmes raisons. Aujourd'hui, si elle courait, c'était pour fuir. Ses fantômes, ses ombres. Elle n'arrivait plus à les, à se contenir. Alors elle courait. Cela faisait quelques mois déjà qu'elle s'était réveillée au pied de ce banc, plusieurs mois qu'elle vivait l'enfer. Elle ne se souvenait de rien. Ni de son ancien aplomb, de son ancienne vie, de son ancienne joie de vivre. Rien. Le vide, derrière elle, devant elle, autour d'elle, en elle. Et les ombres. Alors elle courait. Pour sauver son âme, peut être. Ou ce qui lui restait de raison. À peine plus tangible qu'un filet de fumée. Auquel elle s'accrochait pourtant désespérément. Il n'allait pas tarder à faire nuit. Dans la ville, les réverbères commençaient à s'allumer, les uns après les autres. Il n'était pourtant pas si tard. C'était juste qu'au mois de janvier, la nuit tombait tôt. Il faisait froid. Elle était en t-shirt. N'avait pas eu le temps de s'habiller. Les gouttes tombaient du ciel, furieuses, martelant le sol, son visage, ses bras, chaque parcelle de peau à découvert. Ça n'était pas particulièrement agréable, ça faisait même mal, mais ainsi, elle ne pensait presque plus à rien. Et surtout, elle ne pensait plus à Elle. À la Peur.
    Cette Peur qui ne la quittait plus depuis ce matin là. Elle s'était réveillée, le dernier jour de janvier, allongée à même le sol. Elle avait du dormir sur le banc au dessus d'elle. Elle était endolorie, transie de froid. Son corps entier semblait douloureux. Elle ne pouvait plus bouger. Alors elle ne bougea pas. Et tenta de se rappeler. Ce qu'elle foutait là. Elle ne se souvenait pas de ce qu'elle avait fait la veille au soir. Pour tout dire, elle ne se souvenait pas de ce qu'elle avait fait... depuis sa naissance jusqu'à cet instant. Elle chercha, chercha, et quand sa tête devint plus douloureuse que le reste de son corps, assaillie d'une migraine, elle arrêta. Resta un moment, prostrée sur le sol, les yeux fermés, tentant de calmer sa tête qui, lui semblait-il, pulsait. Elle resta ainsi une dizaine de minutes, puis se releva. Tant bien que mal. Tomba. Se releva à nouveau. Vacilla. Resta debout. Une minute. Deux minutes. Elle ne savait pas ce qu'elle allait faire. Ni qui elle était. Il lui fallait d'abord découvrir ce premier point. Elle tata ses vêtements, chercha dans ses poches, des papiers d'identité, quelque chose. Elle ne découvrit qu'un portable, une paire d'écouteurs, deux pièces, un morceau de papier chiffonné. Elle sortit celui-ci de sa poche. Il était inscrit dessus, à l'encre noire, d'une belle écriture « N'oublie jamais ». Elle se creusa la tête. Et ne trouva pas ce qu'elle ne devait pas oublier. Juste un vide, effrayant, dans lequel, elle le sentait, elle allait sombrer si elle y cherchait trop profondément. Alors elle continua de chercher sur elle. Elle voyait une mèche de cheveux d'une couleur étrange, entre le brun et le roux. La première chose à laquelle elle pensa fut, bêtement, un écureuil. Son regard tomba sur une chaîne à son cou, qui pendait sur sa poitrine. Au bout, un médaillon. Elle le saisit, et ne trouva dedans qu'un nom gravé, sans doute le sien : « Jude Maria Shoklad ». Elle commença à marcher. Elle ne trouverait rien de plus, elle le sentait. Elle marcha deux minutes. S'arrêta contre un arbre. Et puis... Un sentiment naquit en elle, une boule dans la gorge, une main de fer qui enserrait ses entrailles, un frisson glacé le long de son dos. La Peur. Elle ne pouvait rester ici. Elle tremblait de tout son corps. Elle devait bouger. S'éloigner d'Elle. Alors elle se mit à courir. À fuir pour la première fois.
    Cela faisait un an, maintenant. Un an qu'elle fuyait, qu'elle courrait. Sans savoir pourquoi, suivant juste son instinct de survie qui la pressait. Elle avait appris plusieurs choses, depuis. Elle se trouvait dans une ville en quarantaine. Ils avaient fait évacuer tous les habitants dans la précipitation. Mais quelques uns étaient restés, par choix ou par accident. Elle en faisait partie, étant donné qu'elle était toujours ici. La raison de cette évacuation était que d'étranges mutations avaient été observées sur quelques individus de la ville, et uniquement de la ville. Ceux là n'avaient pas eu le choix de partir ou rester. Ils avaient été confinés dans la ville comme dans une immense prison, asile. On trouvait a priori trois types de mutations. Peut être étaient-elles naturelles, peut être y avait-il un problème dans cette ville, toujours était-il que certains des habitants pouvaient se changer en animal, propre à chacun. Ils possédaient aussi, pour certains, les caractéristiques de ce même animal. Un autre type de mutation touchait certaines personnes. Elle contrôlaient un pouvoir, qui pouvait aller du contrôle de l’électricité où des atomes à celui de la transformation en fruit de mer, on trouvait de tout, ici. Et la dernière catégorie était possédée par un sentiment. Qu'il soit positif ou négatif, il contrôlait toute leur vie. Ils étaient des gens normaux, à la différence près que, parfois, ils étaient saisis de pulsions dues à ce sentiment. Par exemple, quelqu'un dont le sentiment est la jalousie sera tout d'un coup pris de pulsions meurtrières démesurées sans aucune raison s'il voit quelqu'un s'approcher de l'être aimé ou de l'objet qu'il convoite, sans possibilité de freiner cet élan. Jude, elle, avait vite compris à quelle catégorie elle appartenait. Et quel sentiment la dominait. La peur. La peur panique. Qui survenait parfois, sans raison, sans crier gare. Qui faisait qu'elle se réveillait au beau milieu de la nuit et ressentait le besoin de se mettre en sécurité dans l'armoire. Avant d'en ressortir de peur de ne plus pouvoir s'en échapper. Alors elle passait la plupart de ses nuits à vagabonder sous la lumière des lampadaires, évitant les ruelles sombres, courant parfois quand elle ressentait le besoin de fuir un danger qui n'existait pas. Elle avait trouvé plusieurs solutions pour pallier à cette peur. La première, le dessin. Elle couchait toutes ses angoisses sur le papier. Elle dessinait frénétiquement ses peurs au stylo noir, sans jamais rien effacer. Et la peur s'en allait. Plus récemment, elle avait découvert que la clope avait elle aussi cette merveilleuse faculté de la détendre, de chasser la peur. La clope, et la drogue, aussi. Mais elle ne savait pas où se procurer cette dernière, tandis que ceux qui étaient restés en ville tenaient toujours les commerces... dont les bureaux de tabacs. Alors elle se descendait un paquet par jour, parfois plus. Tout en dessinant. Ses croquis étaient effrayants. Lignes noires abstraites courant sur le papier et se transformant peu à peu en monstre sans nom, cauchemar immatériel qu'elle sentait derrière elle et qui, au fur et à mesure qu'il passait sur le papier, cessait de la hanter.
    Jude s'arrêta de courir. Elle s'assit au coin de la rue, à même le sol, sans se soucier du regard des – rares – passants. Il restait quelques gens normaux, qui n'avaient pas été touchés par les radiations, dans la ville. Ils étaient même majoritaires. Et craignaient ceux d'entre eux qui avaient muté. Personne ne viendrait l'importuner, étrange jeune fille aux cheveux longs, en bataille, ses yeux bleus presque blancs cachés derrière ses verres de couleur, la forme de son corps camouflée sous des vêtements informes, trop grands pour elle, mais qui la rassuraient. Elle sortit son bloc-note de sa poche et commença à griffonner, cigarette au bec. Coupée du monde. Monde qui aurait pu s'écrouler autour d'elle sans qu'elle s'en aperçoive. Elle se coupait de tout, quand elle dessinait. Se concentrant sur les lignes.


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