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 Illidan ▬ Vanilla [Libre]

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Lyros
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ILLIDAN
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MessageSujet: Illidan ▬ Vanilla [Libre]   Mar 12 Sep 2017, 13:57


Silencieux, un loup grimpait très lentement les flancs de ce qu'il restait de la Cordillère. N'étant pas accompagné, il prenait milles précautions à chaque pas, tâtant les rocs autour de lui, écoutant le bruit du vent siffler entre les blocs l'entourant, prenant garde à ne pas risquer le moindre de ses poils en avançant. C'était pourtant une idée particulièrement suicidaire, de grimper une montagne inconnue lorsqu'on était aveugle, mais Illidan s'en foutait complètement.

Ayant fermé les yeux pour ne pas être influencé par sa vision défectueuse et se concentrer d'avantage sur ce qui l'entourait, le jeune brun suivait les anciennes pistes Séides qui remontaient jusqu'à leur camp abandonné. Puisqu'il n'y avait plus personne ici, il en profitait pour satisfaire sa curiosité culturelle et aller découvrir là où ses ancêtres avaient vécu dans le passé. S'il n'était resté aucune odeur il n'aurait jamais pu avancer dans un terrain aussi hostile, n'ayant pas de repères en cet endroit où il n'était jamais venu, mais heureusement son flair affiné par le besoin de se repérer autrement qu'à la vue repérait correctement les anciens passages de la meute, qui se rassemblaient au fur et à mesure vers une destination commune.
Quand enfin il arriva à un léger plateau rocheux, il devina qu'il y était.

Avançant à tâtons, Illidan finit par trouver une faille au bout du plateau, puis d'autres, et décida finalement de s'y glisser. Ainsi il découvrit les sentiers sur-utilisés par les Séides, ceux-ci donnant sur de multiples cavernes aux odeurs éparses. Certaines sentaient le louveteau, d'autres le vieux, le tout agrémenté de l'odeur de foin des couchettes sur lesquelles les plus douillets dormaient. Sentant son cœur s'emballer malgré lui, le jeune brun aux longs cheveux blancs sentit une excitation de louveteau le gagner, à découvrir ainsi comme un semblant de civilisation perdue. C'était d'ailleurs encore plus cool en sachant que ses grands-parents, ainsi que ses grands-oncles et même ses arrière-grands-parents avaient vécu dans ces fissures rocheuses, y dormant, jouant, mangeant. Il eut un léger sourire en ressentant une idée de Paprika louvette courant dans les couloirs de ce labyrinthe de pierre, accompagnée de papy Reno. Illidan ne savait pas vraiment comment imaginer Reno, n'en ayant jamais qu'entendu parler, mais il paraissait que lui et tata Paprika étaient inséparables dans le passé. Il était toujours étonné de la nostalgie inhabituelle qui la prenait quand elle l'évoquait, tranchant avec son caractère inébranlable. C'était une des personnes qu'il aurait bien aimé rencontrer dans sa vie, avec ses arrières-grands-parents. Sonic lui avait maintes fois décrit Aeon et Zeno, vantant leur éternelle bienveillance ainsi que l'incroyable famille qu'ils réussirent à fonder en étant...deux mâles. Ce concept échappait totalement à Illidan, qui ne souhaitait clairement pas avoir plus de détails, mais visiblement c'était de famille puisque Sonic et Eeno avaient perpétré ce concept de progéniture par l'absence de vagin. Il eut un frisson de dégoût, se promettant qu'il laisserait ce gène familial à d'autres, avant de continuer son chemin.

L'ailé arriva finalement un peu par hasard sur ce qu'il semblait être une place commune, située à peu près au milieu du camp géographiquement. L'avantage des failles pour lui était qu'il pouvait nettement mieux les comprendre, ses moustaches ainsi que ses pattes repérant rapidement les murs et aspérités du sol, ainsi le retour à la réalité avec cette grande place vide le blasa un peu. Néanmoins il reprit son exploration à tâtons, suivant les murs de pierre en faisant le tour, avant de remarquer une sorte d'escalier naturel. Y grimpant par curiosité, vérifiant sans cesse le bord qui pourrait le pousser vers une chute cruelle, il se retrouva sur l'ancien piédestal où les Alphas eurent l'habitude de lancer leurs annonces. Arrivé au bout, il pencha légèrement son museau vers le sol, un peu stressé de ne pas pouvoir estimer la distance entre la pointe du promontoire et le sol en contrebas, avant de reculer d'un pas et s'assoir. Le vent dans la fourrure, les odeurs à moitié effacées du camp autour de lui, il se sentait bien ici. Presque à sa place.

Il avait nombre de fois entendu les histoires Séides, que ça soit par Paprika bourrée auprès du feu insultant Leemon de lui avoir fait "un tel coup de pute", ou ses oncles qui en parlaient toujours avec une pointe de regrets. Illidan ne comprit d'ailleurs leurs sentiments qu'au moment où ils durent quitter leur plage, l'abandonnant sans en avoir le choix ; ces tunnels de pierre étaient pour ces membres de sa famille la même chose que les Criques pour lui.
Tant de petites choses dans le passé, des erreurs, des manigances, de l'amour, des liens, qui avaient poussé le destin à forger leur monde comme il l'était. Si Leemoncello n'avait pas trahi Paprika ce jour-là, les Raeders n'auraient pas été, et Illidan aurait fait partie de la grande meute Séide. Aurait-il dû rejoindre ces simulacres pathétiques de meutes créées par les dieux ? Peut-être aurait-il eu un Glowstick, et aurait choisi de rejoindre la meute de son Dieu. Peut-être aurait-il apprécié les dieux. Peut-être aurait-il été un mouton comme tous les autres, à considérer ces conneries d'entités se jugeant si supérieures à eux alors qu'ils étaient tous les mêmes sous le pouvoir de Cronos comme des guides.

Conneries.


Le passé était comme il était, et aujourd'hui certains pouvaient s'en bouffer les doigts, car tout le monde ne se plie pas aux instructions des autres ; si un meneur fout le bronx, ses suivants réagissent en conséquences et pas forcément comme il l'aurait voulu. Cela marchait ainsi et, avec un minimum de recul, ce n'était pas si mal- c'était les aléas de la vie.
Mais dans tous les cas la famille Aeno aurait choisi l'option leur permettant de choisir. Aujourd'hui ils étaient libres de l'influence des dieux, ne dépendant que d'eux-même, et avaient créé un havre de paix dans leur meute ; Illidan espérait qu'il en resterait ainsi pour le plus longtemps possible.
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Jolitemps
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MessageSujet: Re: Illidan ▬ Vanilla [Libre]   Dim 17 Sep 2017, 03:55

Vanilla

ft. Illidan

Fin été 2017/début automne 2017.
RP 2 - A peine sevrée.


La nostalgie était encore pour toi un sentiment inconnu, Jolitemps.
Tu étais peut-être trop jeune, pour la connaître, même si tu avais déjà quitté ta terre natale, même si tu ne vivais plus avec Mamie, tes tantes ou tes cousines.
Ou peut-être qu'elle n'était pour toi que synonyme de regrets, ce quelque chose que tu ne connaissais pas et qui te serais sans doute à jamais dur à appréhender. C'était ça, de vivre présentement, sans se soucier de ce qu'il s'était passé avant. Les actes passés étaient passés, juste bon à en tirer un quelconque enseignement. Ou à les oublier, aussi. Chacun était libre de faire ce qu'il voulait de sa mémoire corrompue.
Toi, tu avais choisis de regarder les morts, au lieu de regarder le futur, au lieu de t'attarder sur le passé, au lieu de faire attention au présent. Ces morts, ces Perdus, ces fantômes.

Et c'est justement l'un de ces fantômes, que tu suivais là. Cette ombre lumineuse, qui se glisse dans les airs, qui se faufile entre les tunnels pour toujours mieux remonter, pour toujours mieux sinuer sur les chemins sinueux. C'est un oiseau à la longue queue et aux grandes ailes, qui te jouent des tours, qui s'amusent avec toi. Parfois, il serine à ton oreille, celle où Arastée n'est pas, pour ne pas lui voler la parole. Et tu lui réponds en sifflant, tu cours et tu sautes après lui, sans chercher à l'attraper. Tu ne caches par les oiseaux, on ne tue les êtres qui peuvent avoir le ciel pour domicile. On les mange seulement lorsqu'ils retournent à la terre, le dos sur le sol et les pattes repliés sur le ventre.
Autour de toi... Oh, tu ne prêtes pas bien attention à tout ce qui s'y trouve, à ces songes égarés, à ces pierres qui roulent sans amasser mousse.
Tu es pourtant dans un lieu symbolique, tu sais ? Tu aurais pu capter toutes ces odeurs. Ces odeurs de vies, là où des louves avaient donnés naissance à la nouvelle génération. Ces odeurs de mâles et de femelles qui dormaient les uns contre les autres, après avoir chassés ensemble, en bonne camaraderie. Ces odeurs de louveteaux, des frères et des sœurs, nés des mêmes parents ou élevés ensemble. Ces odeurs de morts, aussi, lorsque la lumière s'éteignait dans les yeux, lorsqu'on les pleurait, lorsqu'on les ignorait dans le peu d'importance que pouvait bien avoir certains.
Rire déclenché.
L'oiseau s'envole.

Mais ça, oh ça, tu ne le sais pas, tu ne peux pas le savoir. Ce qui était la jeune cordillère ne te dis rien, tu ne peux être spectatrice d'un spectacle dont on ne t'a donné l'horaire. Ce n'est pour toi qu'un dédale de rochers, de grottes où se cacher. Tu y emmènerais peut-être Maman, lorsqu'elle aurait du temps à t'accorder, pour qu'elle te montre comment attraper ce volatil volatile. Mais Maman est occupée, quelque part dans la pleine, à chercher les fleurs carnivores pour s'en faire un bouquet.

A force de monter, tu finis par arriver sur un plateau. Il n'y a plus d'aspérités de terrain, plus tous ces endroits où se fondre.
Il y a juste lui.
Arastée tombe sur le sol, court, revient à ton oreille. Elle est une ombre vivante, toute petite, qui se glisse sur le sol pour revenir aussitôt, retrouver la chaleur de ton oreille.

Toi, tu ne bouges pas tout de suite. D'abord, tu le regardes. Il est brun, et avec toi, il aurait pu faire un arbre. Tu t'approches de lui sans crainte, de ton pas gracile et léger, sans faire de bruit. Tu ne fais jamais de bruit, quand tu marches, seule ton odeur de pas d'ici te trahie. Mais tu t'en fiches. Tu es encore un bébé, on ne peut pas te faire du mal, les loups de ce pays ne sont pas assez malades pour oser te faire ça.
Alors tu t'approches de ce mâle à la vision perdue. On aurait dit qu'il voyait les Perdus, lui aussi. Avait-il suivit un oiseau, pour arriver jusqu'ici, ou était-ce lui, l'Oiseau en ruine ? L'Oiseau de Ruines, parce qu'il ne lui reste plus que ses ailes pour voler, parce qu'il a troquer son bec et ses serfs pour un museau et des pattes. Il ne lui reste plus grand chose, du vestige passé de sa vie de dinosaure, rien qu'un vague souvenir porté sur son dos, comme toi tu portes ta petite cape mauve.
Arastée te dis que son cœur est lourd, et tu te demandes s'il a du mal à le porter. Tu aurais pu lui arracher un bout de palpitant et le donner à manger au lion noir qui danse parfois le tango avec toi, parce que tu l'aimes bien, ce Perdu là. Mais tu es trop petite pour atteindre sa poitrine, même la pointe de tes oreilles ne peuvent encore l'atteindre.
Alors, tu te contentes de relever la tête vers lui, de lui parler de ta voix à la sonorité enfantine.

« Tu le sais, que tes plumes veulent chanter avec le vent ?? »

Alors envole-toi, l'Oiseau, réponds à l'appel de tes plumes !
Et tu te précipitas au bord de la falaise, prête à t'y jeter sans prévenir, pour piler juste à son bord. C'était pour mieux regarder en contrebas, sans être prit de vertige, toi qui n'a jamais peur de rien. Pour mieux capter les premiers mots des plumes lorsque le vent viendrait à leur rencontre, et la belle histoire d'amour qui en naitrait. Tu te demandes s'il va sauter, s'il va déployer ses ailes pour mieux s'envoler dans le ciel. Ou s'il s'écraserait, tant de mètres plus bas, comme à celui dont on avait enchainé les flancs.
Tu lui esquisses un petit sourire, un peu étrange, alors que tes yeux d'un bleu percutant l'âme vient saisir ses iris. Il ne te vient l'idée que tu aurais pu le déranger dans ses pensées, puisque tu ne penses qu'à toi. Tu ne lui demandes ni comment il va, ni son nom : ce sont des informations qui ne t’intéresse pas.
Tout ce que tu veux, c'est qu'il vole, cet inconnu, pour le plaisir d'entendre cette ode à la liberté que tu ne peux pas interpréter, toi cloué au sol, à garder toujours les pattes sur terre sans jamais perdre ta tête dans les nuages.
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Lyros
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MessageSujet: Re: Illidan ▬ Vanilla [Libre]   Dim 17 Sep 2017, 12:57


Perdu dans ses souvenirs et ressentiments, le jeune loup n'entendit pas un seul instant quelque chose s'approcher, le vent sifflant des montagnes atténuant les pas déjà plus que légers qui grimpaient derrière lui. Quand finalement une odeur inconnue chatouilla sa truffe il se mit en alerte, relevant la tête, ses oreilles s'agitant afin d'analyser un danger potentiel. L'étrange parfum se fit plus présent, et la peur tordit Illidan de l'intérieur, les pires scénarios s'enchaînant dans sa tête. Il était seul, dans un lieu quasi-inconnu, loin de sa famille et d'une cachette potentie-

« Tu le sais, que tes plumes veulent chanter avec le vent ?? »

Sursautant, le mâle se dressa d'un bond sur ses quatre pattes en ouvrant inutilement ses yeux bleu délavé, les crocs dévoilés et le poil hérissé. Feulant presque, les ailes serrées instinctivement dans une attitude protectrice contre ses flancs, l'aveugle tentait de faire face à cette inconnue...à la voix bien jeune tout de même, avec un minimum de recul. De légers bruits de coussinets se dirigèrent vers le bout du promontoire, menant un Illidan complètement perdu à se tourner à peu près dans la direction de l'inconnue, même s'il n'était probablement pas exactement face à elle. Ce qu'il supposa être de sexe féminin à cause de sa voix fluette semblait aussi être un louveteau, vu la légèreté des sons qu'elle produisait, et ne la voyant pas se pencher vers le vide il n'y fit donc pas attention. Un autre loup l'aurait sûrement remarquée arriver plus tôt, mais pour un handicapé la surprise était très déplaisante.

« Qu'est-ce que tu fous là ? » gronda-t'il acidement.

Malheureusement pour la petite, Illidan était une mine de sel très peu prompte à se laisser emporter par la poésie. Ses plumes étaient condamnées par sa cécité : un oiseau aveugle ne volait que vers sa mort. Et si le brun haïssait sa faiblesse naturelle, ce n'était pas encore une raison suffisante pour se suicider. Il était un animal perdu, terrifié qu'un jour personne ne soit là pour le protéger au moment où il n'y aura aucun trou où se cacher et survivre ; Illidan était mû par la peur et une avidité dévorante, mais il voulait vivre.
A se demander ce qu'il foutait seul dans une montagne sans escorte personnelle, certes, mais le ras-de-bol pouvait avoir ce genre d'effets.
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Jolitemps
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MessageSujet: Re: Illidan ▬ Vanilla [Libre]   Dim 17 Sep 2017, 15:33

Vanilla

ft. Illidan

Fin été 2017/début automne 2017.
RP 2 - A peine sevrée.


Hihi. Toi, toute petite louvette, tu l'avais effrayé, ton Oiseau de Ruines. Il sursaute, il prend un instant peur, et toi tu rigoles doucement, d'un petit rire aussi léger qu'une plume d'air. Mais après la peur, vient ce mécontentement. Il dresse ses poils, il te montre ses crocs et feulent comme un chat. Toi, tu ne bouges pas. Tu n'as pas peur, de ce mâle. Tu sais qu'il ne te fera rien, alors tu n'as pas à fuir ou à te protéger. Dans le pire des cas, il te sauterait dessus, et tu n'aurais que quelques égratignures, à te voir frotter au sol comme la traîne d'une trainée.
Il te gronde dessus, il te demande ce que tu fais là. Tu fais le tour de son être, tu touches ses ailes gardées prêt de son corps. Sans raison, pour le plaisir du contact des plumes contre ton nez, avant de redevenir devant lui pour t'y assoir. Tu ne vois pas sa cécité, tu ne vois pas qu'il ne te voit pas, alors tu continues de faire comme si s'il pouvait le faire. Et puis, c'est peut-être tant mieux pour lui ? Ainsi, tu ne perçois pas cette faiblesse qui lui déplait tant, à lui, à cette âme un peu brisé. C'est un triste oiseau aux ailes valides mais gardées attachées par l'handicape, condamné face aux valides qui ne peuvent le comprendre.
Toi, tu ne cherches pas à le comprendre, tu n'en as pas besoin. Tu ne regardes que toi, sans perdre ton temps à cultiver la pitié ou la compassion.

« J'y fais la même chose que toi. »

Petite réponse guillerette, de ta voix fluette. Et qu'y faisait-il ? Et qu'est-ce que tu y faisais toi ? Tu ne savais pas, ne t'y attardais pas : sans importance, ça aussi. C'était ça, de se perdre dans les lieux de Punk Wolf, de s'avancer sur les terres inconnues, foulées par nombre de loups avant vous.
Tu tournes un peu, tes griffes raclent contre le sol. Tu te rapproches de lui, pour glisser sur le sol. Tu t'y couches, tu rampes un peu, tu veux te glisser entre ses pattes s'il ne recule ou ne te repousse pas.

« Tu sais, la solitude n'est plus une maladie honteuse, m'a dit ma Maman... »

Ainsi pouvait-il rester sur un plateau, à regarder l'horizon comme le voyageur contemplant une mer de nuages.
Rapidement, tu dresse la tête et les oreilles, et tu t'émerveilles alors. Un vive éclat dans ta voix, tu te relèves, tu prends immédiatement la suite de tes propres paroles. Si tu étais alors sous lui, ta tête vint s'apposer contre son ventre. S'il t'avait refusé, tu étais alors dressé sur tes quatre pattes, bien droite.

« ...Car tu sais, un oiseau mort est toujours là pour te tenir compagnie. Alors tu n'es jamais seul, Oiseau de Ruines. »

Tu ne cherches pas à te faire comprendre de lui. Tu parles, sans chercher à le rassurer, bien que cela aurait pu être interprété de la sorte.
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Lyros
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MessageSujet: Re: Illidan ▬ Vanilla [Libre]   Lun 18 Sep 2017, 22:22


S'écartant brusquement de quelques centimètres à chaque contact que la petite provoquait contre ses plumes comme s'il évitait le porteur d'une maladie contagieuse, il gronda légèrement à nouveau avant qu'elle ne se remette devant lui. S'éloignant alors légèrement d'elle en prenant garde à ne pas mettre une patte dans le vide, il allait s'agacer sur elle avant qu'elle ne lui réponde.

« J'y fais la même chose que toi. »

Illidan n'avait jamais cru aux fantômes, il n'en avait largement pas besoin pour avoir sa dose de peur au quotidien. Mais à force il allait finir par sérieusement douter ; ce louveteau n'avait pas du tout le comportement d'un bébé, ou alors il s'était pris un sérieux coup sur le caillou. Pouvait-ce être un fantôme de gamin mort oublié dans l'ancien camp Séide ? Un frisson remonta le long de l'échine du brun, qui envisagea sérieusement de planter cette étrange créature ici et retourner sans plus de cérémonie chez lui. Les nouveautés inconnues ne l'amusaient que très peu, ou alors seulement dans certaines conditions- et celles-ci ne le mettaient objectivement pas à l'aise. Soudainement elle semble bouger, et Illidan se fige, les pattes ancrées sur la roche froide de ce qu'il reste de la Cordillère. Ses yeux bleus ne fixent rien, perdus beaucoup trop haut par rapport à l'enfant pour sembler la voir, mais ses oreilles elles ne cessent de la suivre. Pétrifié en la devinant se glisser en-dessous de sa personne, il se demande activement qu'est-ce qu'elle peut être en train de foutre en cherchant à tâtons où mettre ses pattes pour reculer avant que sa voix fluette ne retentisse à nouveau.

« Tu sais, la solitude n'est plus une maladie honteuse, m'a dit ma Maman... »

Son contact contre la douce fourrure de son ventre le perturba au plus haut point, et il se recula vivement à nouveau, le museau tordu dans une expression de malaise propre à lui-même, n'ayant pu la copier visuellement sur les autres.

« ...Car tu sais, un oiseau mort est toujours là pour te tenir compagnie. Alors tu n'es jamais seul, Oiseau de Ruines.
- Tu parles beaucoup trop. »

De quel oiseau mort elle parlait ? Qui était Oiseau de Ruine ? C'était plutôt elle la ruine d'une conscience normale, perchée comme elle était. Est-ce que ses parents la battaient le soir ?
Lâchant un bref soupir, il s'agaça lui-même de se laisser autant victimiser par la présence d'un pauvre enfant paumé, et décidant de reprendre contenance, il chassa de son esprit toutes les histoires de fantômes et âmes perdues qu'il commençait à imaginer.

« T'as pas de parents à aller embêter avec ton baratin ? »

Il faudrait un Illidan nettement plus ouvert vers l'extérieur pour espérer parler sérieusement de choses moins terre à terre avec lui.
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Jolitemps
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MessageSujet: Re: Illidan ▬ Vanilla [Libre]   Hier à 21:30

Vanilla

ft. Illidan

Fin été 2017/début automne 2017.
RP 2 - A peine sevrée.


Dans le silence du bruit, le loup grognait souvent. Il te faisait entendre son mécontentement, un peu sa peur aussi. Mais toi, tu n'y prêtais pas bien attention, tu ne craignais ses crocs et ses humeurs, tu ignorais l'envie qu'il aurait pu avoir de te mordre. Non, il ne le ferait pas : c'était ce que tu avais décidé pour lui. Tu suivais tes intuitions, et tes intuitions étaient souvent les bonnes, car les enfants avaient toujours raison.
Tu profitais donc du fait d'être encore jeune pour faire tout ce qui pouvait bien te plaire.
Il y a un petit rire qui nait au fond de ta gorge, lorsque tu voles l'expression de son visage. Il compense avec l'inexpression du tien, avec cet air si particulier, ses traits qui se tordent et sa bouche qui se dévisse pour exprimer ce que tu lui évoques. Ce n'est pas quelque chose de très beau, pour celui qui fait le tronc de votre arbre. C'est un arbre avec des cannelures, c'est tout.

« Tu parles beaucoup trop.
- Et toi, tu vas finir tout ridé, comme le pruneau d'un dieu.
»

A chacun son reproche, c'est comme ça que ça marchait, non ? Ou peut-être était-ce un conseil, pour le plus avisé ?
Encore un petit rire, tout petit, comme le cri d'une souris. Et puis il te soupire dessus, et il s'agace tout seul, et tu le regardes faire. Ce loup t'amuse, c'est pour ça que tu restes avec lui. Quand Maman n'est pas là, il te faut bien d'un autre adulte, après tout. Tu as décidé que ce serait lui, aujourd'hui. Surtout parce qu'il fut le premier loup croisé, ce n'est pas comme si tu te cherchais à chaque fois une nounou pour abreuver ta compagnie.
Le voilà plus bavard. Il te parle de tes parents, il te parle de bar à thym.
Ça te fait chanter, un peu.
Tell her to find me an acre of land
Parsley sage rosemary and thyme
Persil sauge romarin et thym
Between the salt water and the sea strands
Then she'll be a true love of mine...


« Je préfère le basilic au thym, il peut se transformer en serpent. »

C'est avec ça que tu conclues, alors que tu cesses de virevolter comme une fleur sur toi-même, à en secouer ta capeline et la peau de tes frères.

« Maman est occupée, elle fait mourir des fleurs. Et toi, tu ne fais rien que rêver du ciel ! »

Tu t'éloignes un peu de lui, pour aller retrouver le bord du vide. Tu t'y penches, penches, penches, et tu ris, ris, ris...

« Oiseau de Ruines... Rattrape-moi ! »

Et tu sautes.
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Feather
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MessageSujet: Re: Illidan ▬ Vanilla [Libre]   Hier à 22:48

[Voilà, je squatte parce ce rp me donnait méga trop envie et que lyros est efficace comme petit diable d'épaule ]

Un crissement de griffes sur la roche, une masse s'élevant au dessus des pierres, du sol et peut-être même d'Illidan peut-être, de toute façon elle venait d'en haut, elle venait toujours d'en haut car elle avait toujours eu du mal à supporter d'avoir quelque chose au dessus d'elle, certains loups étaient fait pour dominer les autres, elle faisait parti de ceux là, n'en déplaise à certains. Gueule ouverte, elle se précipita elle aussi dans le vide mais à la différence de beaucoup de Raeders, Paprika n'avait pas d'ailes et pourtant, c'était probable une des seules à ne pas hésiter à plonger dans un éventuel précipice. On agissait et la réflexion, on la voyait après, les éventuels problèmes qu'on recontrait avec cette méthode, elle leur pétait les dents.
La gueule de la louve se referma sur la petite cape de la gamine qui avait sauté. Pourquoi ? Comment ? Dans quel contexte ? Ça elle verrait plus tard, pour le moment elle avait une enfant en gueule, la moitié du corps ancré sur la partie verticale de la falaise et l'autre sur l’horizontal en essayant de garder l'équilibre le plus sécuritaire possible. Celui-ci plus ou moins trouver, elle lança légèrement la louvette pour lui attraper le cou, meilleur prise que la petite cape poilue. Elle recula ensuite par petits pas pour remonter sur le plancher des vaches... enfin, bien que Paprika ait pris un peu d'âge et éventuellement quelques rides (selon certains, elle continuerait de le nier pour sa part), ça ne la rendait pas plus patiente. Bien décidée de pas rester le cul en l'air trop longtemps et ayant un niveau de douceur au négatif, elle envoya rouler la gamine par dessus son épaule, tant pis si Illidan se la prenait, il n'avait qu'à être plus vif.
Ceci fait, il était beaucoup plus aisé de reculer ensuite et de revenir soit même sur un sol plus appréciable.

La question, que faisait Paprika ici, sur l'ancienne terre des séides et surtout sur l'ancien camp qui l'avait vu naître, grandir elle et ses cinq frères, devenir alpha, qui avait vu ses parents s'éteindre. Ce même camp, ces mêmes pierres qu'elle avait délibérément laisser derrière elle lorsqu'on lui avait volé son trône. Oui que faisait-elle là ? Pour tout avouer, ce n'était pas vraiment un plaisir pour la Capitaine Raeders, bien qu'elle ait tourné rapidement la page, trop forte tête pour se laisser hanter par un passé qu'elle n'avait plus besoin, elle n'aimait pas ce sentiment de nostalgie qui la prenait avec ces vieilles odeurs. Abrutis de dieux, ça rasait tout sauf l'essentiel, ils étaient définitivement qu'une bande de ratés se croyant fort et décidant de la vie des autres parce que eux vivaient dans le ciel. Des coups de pieds dans leurs divins fessiers, ils le mériteraient bien.
Paprika était ici parce que les Raeders étaient littéralement partout. Un par-ci, un par-là, c'était plus une meute c'était une éclaboussure géante, il était temps de rappeler tout les enfants alors autant commencer par les moins discret et les moins rapide, Illidan, pas de bol pour toi. La Capitaine s'était dressée en hauteur et la suite est écrite plus haut, une gamine qui saute dans le vide et des instincts d'ancien soldat, ancien alpha et ancienne maman même d'adoption et on récupère le truc qui se jetait dans le vide.

Et pourtant, Paprika ne s'occupa pas plus de ça de la jeune louvette, elle était responsable du canin marron à côté elle.

« Illidan, bien que je conçois très bien qu'un des avantages Raeders c'est le loisir de se balader tout seul du moment qu'on peut revenir mais pourquoi lorsqu'il n'y a aucun adulte avec toi tu te retrouves dans une situation où une putain de gamine essaye de se SUICIDER ? »


En réalité, elle n'attendait pas vraiment de réponse, elle évacuait juste le trop plein d'adrénaline et gueuler sur Illidan était plutôt efficace.
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Lyros
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ILLIDAN
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MessageSujet: Re: Illidan ▬ Vanilla [Libre]   Hier à 23:34


Mais elle se foutait de lui en plus, il allait lui montrer qui aurait une tronche de pruneau, tiens. Bien qu'il ne sache pas trop ce qu'avaient pu faire les pauvres pruneaux pour être ainsi comparatifs de mocheté, il l'entendit rire, encore, toujours. Qui sur cette planète pouvait bien avoir encore envie de pondre des mômes si c'était ça que ça donnait ? Puis la voilà qui chante, dans une langue inconnue en plus. Crâneuse. Illidan avait envie d'enfoncer le crâne à la personne qui la lui avait apprise, et à la gamine elle-même aussi tiens. Heureusement qu'il était incapable de viser correctement du premier coup.

S'asseyant finalement, maintenant qu'elle s'était éloignée de lui pour traîner plus loin sur le long roc du promontoire, il referma les yeux, n'ayant plus vraiment peur. Il lui faudrait maintenant surtout se reconcentrer pour descendre, et ne plus voir la clarté du monde l'y aidait. Elle babilla à nouveau des propos sans rapport avec rien, laissant Illidan bougonner dans son coin, le jeune loup ne connaissant pas assez de créatures imaginaires pour comprendre le jeu de mots.

« Maman est occupée, elle fait mourir des fleurs. Et toi, tu ne fais rien que rêver du ciel ! »

Illidan ébouriffa négligemment sa propre fourrure, entre agacé et blasé par la redondance céleste des propos de la gamine. Non il ne pouvait pas voler, il avait beau en avoir envie il avait pas encore envie de se tuer, enfin au moins n'était-il lui pas fils de fleuriste raté. Soudainement attiré par un bruit derrière lui, son attention se détacha immédiatement de l'enfant pour se repositionner sur son auto-survie, soit sur la masse qui glissa d'entre les rocs quelque part dans la falaise qui les surplombait, et non sur la petite qui faisait il-ne-savait-quoi au bout du promontoire. Transi dans l'instant, perdu entre le cri étrange de la louvette et le fracassement d'un corps sur la roche devant lui, il s’aplatit sur le sol en plaquant ses oreilles sur son crâne, choqué qu'encore un truc puisse lui tomber dessus dans ce tas de rochers maudit. Ne comprenant pas ce qu'il se passait un peu plus loin, il fut néanmoins subitement rassuré en percevant l'odeur familiale, et reconnut Paprika quand elle lui...gueula dessus ? Ceci en lui balançant le corps duveteux de la môme à la tronche.

« Illidan, bien que je conçois très bien qu'un des avantages Raeders c'est le loisir de se balader tout seul du moment qu'on peut revenir mais pourquoi lorsqu'il n'y a aucun adulte avec toi tu te retrouves dans une situation où une putain de gamine essaye de se SUICIDER ? »

Abasourdi, le jeune mâle se redressa d'un coup, éloignant d'un geste sec de la patte la petite inconnue, se hérissant un peu de stupéfaction.

« Elle a quoi ?? Eh j'y suis pour rien, je, 'fin j'ai rien à voir avec elle Tatie ! » gémit-il.

Ses oreilles se dirigèrent d'un air accusateur vers la louvette, tandis qu'il bénissait autant que maudissait Paprika de s'être ramenée comme ça. Et qu'est-ce qu'elle racontait sur la môme...se suicider ? Avait-elle glissé du bout du roc ?? Enfin il n'y pouvait rien, il n'était quand même pas responsable de ce truc non plus.

« Remarque ça doit être récurrent chez elle, vu l'araignée qu'elle se traîne au plafond, » râla-il à voix basse pour lui-même.
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Illidan ▬ Vanilla [Libre]
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