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 Peine et pénitence | Callisto, Akala, Führer, Yogan, Astralys

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Liliandril
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MessageSujet: Peine et pénitence | Callisto, Akala, Führer, Yogan, Astralys   Dim 22 Oct 2017, 21:05

Il posa sa patte sur la petite fleur blanche pour l’écraser. C’était la première fois qu’il voyait un perce-neige en automne, et ça n’avait rien à faire là.

Cela faisait quelques mois maintenant, qu’il était devenu père. Ça avait été un choc, un peu, alors que pourtant, il aurait dû s’y attendre. Ce qu’il avait manigancé avec la jeune Callisto n’aurait jamais pu apporter du bien, et l’enlever pour la garder en otage avec lui avait été une encore pire idée. Elle avait eu ses quatre enfants, deux fils, une fille et une hermaphrodite il y avait maintenant 6 mois de cela, et la tanière abandonnée qu’il avait trouvée, à la plaie du monde c’était soudain remplie de bruit et de voix de louveteaux.

Finalement, il s’était retrouvé avec non seulement une jeune mère, mais il s’était retrouvé père. C’était bien ça qui l’avait choqué. Étrangement, malgré son désir de s’éloigner du schéma parental qu’il avait connu jeune, il trouvait que ce qui était arrivé n’était plus tout à fait justifié dans son esprit. Il lui venait même parfois d’avoir des regrets.

Il soupira intérieurement, et releva la patte pour regarder la pousse écrasée. Maintenant, non seulement il devait vérifier que sa femelle ne s’enfuyait pas, mais également qu’elle n’essayait pas de se débarrasser de ses enfants. Il était loin d’être un père aimant, mais à y avoir réfléchi, au lieu de leur arracher la tête, il pouvait encore s’en servir pour sa propre cause. Quand ils auraient bien grandi, ils feraient de bons guerriers. Et des guerriers liés non seulement pas les liens du sang, mais également par le solide entraînement qu’il leur fournissait. Chaque matin, en se levant, il les faisait courir la longueur de la plaie du monde, près des abysses dangereuses, alors qu’il restait à la tanière pour surveiller leur mère. Il ne savait plus pourquoi il voulait la garder avec lui, mais il ne voulait pas qu’elle parte.

Elle ne lui était pourtant plus d’aucune utilité… Mais l’idée qu’elle parte le rendait furieux.
Il soupira, et regarda le ciel, où, au loin, une trace de lumière prédisait la levée du soleil.
Il se leva, et s’étira, avant de se retourner, sa cape rouge sang claquant à cause de son mouvement brusque, et il rentra dans a tanière. Il l’avait agrandie et on voyait toujours sur les murs de pierre et de terre les traces de ses griffes, et des traces un peu plus bas, là où certains de ses enfants avaient aiguisé leurs griffes. Un petit sentiment de fierté s’alluma en lui… Qu’il éteint brusquement, comme lorsqu’on souffle une bougie qui vient d’être allumée.

Il entra dans la grotte, constatant la forme rouge de Callisto, dans sa partie de l’antre, et celles plus menues de ses 4 enfants, dans un compartiment séparé. Même s’il se doutait que ses enfants n’avaient pas passé toute la nuit séparés de leur mère. Il les regarda tous, endormis, leurs petites oreilles s’agitant dans leur sommeil, leurs yeux fermés, leur respiration légère presque uniforme. Il eut comme un moment d’hésitation, qu’il chassa de suite. Il grogna dans le noir, puis jappa les prénoms de ses enfants d’une voix puissante, pour le forcer à se réveiller. Il ne supporterait pas de manque de respect ici.

« Führer, Yogan, Akala, Astralys, debout ! » grogna-il, en les poussant le la patte.

« Levez-vous et allez courir. »

Est-ce que le chemin que ses enfants empruntaient chaque matin pour aller courir était dangereux ? Oui, plutôt. Et est ce qu’il s’en fichait ? Oui, plutôt oui.
Alors il leur fit signe de sortir… Puis se tourna vers la mère des enfants : Callisto.
Elle dormait encore, du moins en apparence, alors Messala s’approcha pour lui demander de se lever… Leva une patte pour la pousser …. Et hésita.

Il y eut un instant de silence, et il reposa sa patte.
Humpf. Elle avait l’air fatiguée. Qu’elle dorme.
Il se détourna et sortit pour inspecter ses enfants, espérant pour eux qu’il s’étaient tous levés le plus rapidement possible.


Dernière édition par Liliandril le Mar 21 Nov 2017, 20:31, édité 2 fois
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Briand
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MessageSujet: Re: Peine et pénitence | Callisto, Akala, Führer, Yogan, Astralys   Lun 23 Oct 2017, 13:05

Il était acculé contre un mur de pierre, la falaise s’étendant de toute part, jusqu’au ciel. Il jeta des coups d’oeil dans toutes les directions. Nulle échappatoire possible. Alors il osa regarder devant lui. Sa queue effleura derrière lui la roche rugueuse. Ses yeux se levèrent vers la masse noire qui approchait trop vite. Son coeur battit encore plus vite, il paniqua, en gémissant et tremblant. Il donnait des légers coups de pattes dans tous les sens. Et un grognement résonna jusqu’au plus profond de son être. Et Führer ouvrit les brusquement les yeux. Encore de la pierre. Mais néanmoins différente, avec sa chaleur rassurante, ses vibrations positives.

Du regard il balaya ce nouvel environnement, avec sa mère, ses frères et soeur, l’ombre de son père se découpant dans l’ouverture, sa famille dans sa demeure. Il se leva avec difficulté, sachant pertinemment qu’il ne fallait en aucun cas faire attendre un grognement de son pere. Sans se préoccuper des autres, il sortit.

L’air frais du matin fouetta son museau. Il aimait son environnement, c’était tout ce qu’il connaissait, le monde restait pour lui un étranger dont il faut se méfier. Bien qu’il connût certaines histoires de sa famille, bien qu’il sût l’horreur de sa naissance, il ne pouvait s’empêcher d’apprécier sa famille. Elle était tout pour lui, et s’il ne le montrait jamais, c’est uniquement par imitation de son père : c’était un mystère sur patte. Et être à son image constituait sa finalité. 
En ce sens, il donnait tout son possible chaque matin, au moment de courir. Quoiqu’il n’aimât pas particulièrement cette activité, elle faisait la fierté de son père, l'unique raison qui lui suffisait à vouloir être meilleur que le reste de sa fratrie. C’est pour cela que chaque matin de sa courte existence il se séparait d’eux, ne jouant pas, les ignorant presque. Il était toujours le premier à se lever, le premier à se tenir devant son père, en un garde-à-vous digne du plus grand zélé. 

Puis il commença le circuit habituel du matin, un grand tour des environs, qui au début était bien au-dessus de ses forces, son père, continuellement égal à lui-même, plaçait des objectifs impossibles. Dernièrement, il parvenait cependant à le parcourir en un temps jugé raisonnable par seule la figure d’autorité qu’il connaissait. Avisant le départ à quelques pas, il s’élança sans autre cérémonie. Il se souvient que le trajet l’effrayait lors des premiers jours, il n’aimait pas ce monde étrange, vide et oppressant. S’il ne manquait pas d’ingéniosité et de force selon lui, ce n’est pas pour autant qu’il aimait se risquer dans des endroits peu attrayant. Mais aujourd’hui, il se considérait comme grand. Six mois, il n’était déjà plus un petit louveteau, mais bien un futur guerrier, digne de l’héritage de son père, le plus grand loup que le monde ait connu, à son avis tout du moins.
Il tourna sans ralentir après le grand arbre et fila vers le plateau surplombant la plaine environnante. Il ne jeta pas même un regard derrière lui pour voir où en était ses frères et soeurs. Ce matin, il était déterminé à battre son record. Toujours aller pus vite, toujours se dépasser, aller au bout de soi-même. Que son père soit fier de lui.

La rivière. Sa vieille ennemie, elle qui à chaque fois était la cause de grandes frayeurs. Sa largeur béante, son flot terrible, son eau glaçante… Il ne l’aimait pas. Arrivé à faible distance, il remarqua que l’habituel tronc d’arbre faisant office de pont avait disparu. Il pesta. Que faire ? Il hésitait. Alors il se rappela ses six longs mois d’expérience de la vie, l’imposante et écrasante figure de son père, sa mère, jamais souriante et il eut l’envie soudaine de les ravir, afin qu’ils fussent, pour une fois, fier de lui. Avec cet objectif d’apparence irréalisable, il se décida. 

Il recula de quelques pas, prit une grande inspiration et observa la berge sur laquelle il se tenait et la rive d’en face. Sans penser au fossé les séparant, il banda ses muscles, se ramassa sur lui-même et s’élança. Après quelques foulées, il s’appuya sur ses pattes arrières et se jeta, loin en avant, de toutes ses forces, et propulsa son être vers la terre qui se trouvait de l’autre coté du monde, eut-il l’impression. En l’air, il lui sembla que des ailes le soutinrent, que les dieux furent avec lui, que tout oeuvrait pour l’amener sur ce monde lointain qu’était la rive. Simplement, tout ne fut qu’illusion. Car toutes ces sensations s’envolèrent aussi vite qu’elles étaient venues à lui. Et il tomba. L’eau glacée lui coupa lui souffle, il se battit, essayant de nager contre ce monstre en mouvement perpétuel. Sa truffe émergea à l’air libre, il reprit son souffle pour mieux replonger dans les ténèbres marins. Luttant contre les éléments, il reprenait son souffle de temps à autre, sa tête crevant la surface des eaux vives. Il criait au secours chaque fois qu’il en avait la possibilité. Lui, pauvre loup de six mois ne pourrait bientôt plus rien contre la mort se ravissant déjà de cette innocente victime. 
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MessageSujet: Re: Peine et pénitence | Callisto, Akala, Führer, Yogan, Astralys   Jeu 26 Oct 2017, 14:20

Yogan observait. Il passait son temps à observer sans jamais vraiment rien dire. Il était témoin de l'exploitation que son père faisait sur lui et ses frères et sœurs mais il ne broncha jamais, trop innocent pour savoir si il fallait vraiment faire quelque chose et trop faible dans tous les cas pour se rebeller face au loup solitaire puissant et craint de tous qu'était Messala. Alors au lieu de ça, il dévisageait sa mère pleurer tous les jours, ceci étant devenu une habitude depuis sa naissance. Il ne disait rien, la regardant simplement avec un air triste et impuissant.
Ce matin là elle dormait encore, sans aucun doute bien fatigué par le traitement que lui accordait Messala chaque jour. Ce dernier ne tarda pas à débarquer pour venir les secouer d'ailleurs, une petite course forcée comme ils en avaient l'habitude. Führer, toujours debout en premier, semblait chaque jour plus déterminé à prouvé à son père qu'il valait bien plus que le reste de la fratrie. Yogan se demandait ce qu'il cherchait à prouver ainsi, lui qui n'avait aucune envie de rendre fier un père qui n'a jamais montré le moindre amour envers eux ou envers leur mère. Peut-être que c'était ça être père après tout ? Yogan n'avait jamais rencontrer personne d'autre que sa famille et il ne pouvait donc pas s'imaginer comment ça marchait chez les autres.

Il se leva moins rapidement que son frère, juste assez pour ne pas se faire menacer par son père, très peu patient. Il prit la suite de sa fratrie, toujours le regard observateur, n'ayant pas dit un mot depuis son réveil. Pendant la course, il contempla son frère Führer déjà bien en avance. Ce dernier ne considérait en rien ses frères et sœurs, préférant toujours être le premier, le numéro un, celui qui rendrait fier leur père... Yogan ne voulait pas rendre fier son père, Yogan voulait juste que celui-ci les considère comme autre chose que des esclaves pour une fois...
Il fronça les sourcils.
Et c'est alors que la rivière battante se présenta à eux, crainte de tous. Bien sûr, ils se sont tous arrêté, cherchant un moyen de contourner le ravin béant qui se présentait à eux. Mais Führer opta pour la solution la plus rapide et la plus idiote au sens de Yogan, s'élançant vers le ravin pour passer par dessus d'un bon. Tous se crispèrent, le voyant décoller du sol... et retomber la seconde d'après dans la rivière. Instinctivement, Yogan s'est précipité vers le fond du gouffre pour tenter de repêcher son frère dans une situation bien pénible. Il trébucha plusieurs fois en descendant et arriva au sol en débaroullant les dernier mètres qui le séparaient de ce dernier. Il se releva malgré le nuage de poussière et suivi la rivière en aval là où son frère se faisait emporté. Par chance, son frère n'était pas trop loin du bord et Yogan a donc pu saisir sa queue au bon moment, manquant tout de même de tomber dans l'eau également à de multiples reprises. Il tira Führer hors de l'eau pour immédiatement le frapper d'un coup de patte sur le museau. Il était peut-être costaud, mais Yogan ne l'était pas mois.

"Tu n'es qu'un abruti ! J'aurais du te laisser te noyer ça aurait fait un idiot de moins sur terre..."


Fuhrer reste son frère, il ne pouvait pas se permettre de le laisser... Mais il n'allait pas promettre de risquer sa vie plus que ça pour lui...

****************************************

Callisto se réveilla difficilement. Comme chaque matin, ses articulations lui faisaient toujours plus mal. Elle ne dormait jamais longtemps la nuit et elle dormait mal le reste du temps. Chaque fois qu'elle ouvrait les yeux, c'était comme si elle avait passé la nuit aveugle et qu'elle retrouvait la vue petit à petit le matin. Tout était d'abord flou, puis devenait plus net au fur et à mesure. Elle ne sentait plus la chaleur de ses enfants contre son corps. Chaque jour elle rêvait de rentrer chez elle, avec les Lazulis. Chaque jour elle s'en voulait de s'être plainte du changement de meute, ne pouvant pas s'imaginer que la vie pouvait être bien plus horrible. Chaque jour elle implorait Ao pour qu'elle la ramène auprès de Joëlle, pour qu'elle retrouve son clan. Mais elle savait que ça n'était pas prêt d'arriver... Pour l'instant elle devait se contenter d'élever des enfants qu'elle n'a jamais voulu, et d'obéir aux ordres de Messala pour vivre. Elle faisait tout pour aimer ses enfants même si ils n'auraient jamais du voir le jour, mais elle ne pouvait jamais s'empêcher de se remémorer le jour de leur conception et sa mise bas douloureuse dans le fond ténébreux de la grotte.
Elle rabattit sa patte contre son museau, tentant de faire croire qu'elle dormait encore en cachant la larme qui commençait à couler le long de sa joue.
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MessageSujet: Re: Peine et pénitence | Callisto, Akala, Führer, Yogan, Astralys   

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