Un monde peuplé de loups extravagants aux pouvoirs surnaturels !
 

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 Sawana Ka PālaulaʻUla | [ft. Vydar]

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Elle
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MessageSujet: Sawana Ka PālaulaʻUla | [ft. Vydar]   Dim 10 Déc 2017, 05:41

La savane n'était pas l'endroit où il faisait bon vivre en hiver. Les grandes plaines dépourvues d'arbres étaient assaillies de vents glaciaux, et l'ont avait nul part où s'en abriter. Les proies s'y faisaient rares, et les fruits, inexistants. Et pourtant, elle s'y sentait chez elle. Ce n'était que son second hiver, mais Mele avait un profond lien d'attachement pour ce lieu. C'était là qu'elle était né, là qu'elle avait perdu sa mère et sa fratrie, là qu'elle avait grandit, là qu'elle avait perdu son père à son tour. Elle pouvait encore l'entendre chanter avec le vent de sa voix si mélodieuse. C'était de lui qu'elle tenait son talent et sa passion pour la musique. Sa voix avait beau être plus grave que celle de son père, elle n'en était pas moins merveilleuse, et puissante. Ils avaient formés un superbe duo musical. Puis il était mort. Et elle avait continué de chanter en solo, résistant de tout cœur à la mélancolie, préférant rendre hommage à son paternel en restant forte et heureuse, en souriant, en chantant. Toujours, elle garderait la tête haute. Bon, ce n'était pas comme si, de toute façon, la position de sa tête ou de son regard changeait grand chose. Elle était plus aveugle qu'une chauve-souris à midi. Bien entendu, elle reposait un peu sur le peu de vue qu'elle avait, mais elle aurait probablement pu se débrouiller sans elle, désormais. D'ailleurs, lorsqu'il y avait trop de lumière, ou qu'il y en avait trop peu, elle perdait le peu de vision qu'elle avait, alors elle avait dû apprendre à se débrouiller sans cela, pour pouvoir se déplacer la nuit. Elle savait à présent anticiper chaque pas, vérifier que le sol était présent et bien solide avant d'y poser son poids, elle s'avait repérer les sons atypiques, des chants d'alarmes d'oiseaux aux bruissements des branches qu'on effleure. Elle avait même appris à chasser malgré son handicap. Cependant, elle ne s'était jamais risqué aux plus grosses proies, les chances étant qu'elle s'en retrouve plus blessée qu'autre chose. Elle devait donc chasser de bonnes quantités de viande pour survivre, étant donné que les écureuils et autres petits rongeurs n'étaient pas très fournis en quantité de chair. Et donc, l'hiver, bien qu'elle soit déjà plutôt élancée de base, elle avait tendance à devenir assez maigrichonne, à cause du manque de proie. Cet hiver était pire que le dernier, puisque l'an précédant son père avait chassé un peu pour elle.

La louve leva le nez en l'air, inspirant les senteurs hivernales, son souffle se changeant en brume blanchâtre. Le vent était plutôt fort ce jour-là encore, et ses cheveux gris virevoltaient un peu partout autour d'elle. Elle tourna son visage androgyne vers la gauche, puis la droite, son regard presque aveugle tentant de repérer ce qui avait alerté son sixième sens. Elle capta finalement l'odeur. Celle d'un inconnu. Sa posture se fit plus tendue et son corps se tourna dans la direction dont provenait l'odeur. Les yeux grands ouverts, elle tentait de deviner une ombre colorée mouvante, un indice de la présence de l'étranger. Son échine était légèrement hérissée; elle ne savait pas si le loup serait hostile. Elle ne sentait pas l'odeur caractéristique d'une meute toutefois, ce qui n'était pas garant de sa sécurité, malheureusement.

Elle l'aperçu finalement. Enfin. Il s'agissait d'une tâche brunâtre, mais immense. Et pourtant, elle se savait grande pour un loup. Mais la tâche était massive, au contraire d'elle, mince comme un fil. La louve se fit d'autant plus hésitante. Elle était plutôt nulle en combat. Son instinct premier la poussait à être avenante et douce, mais son expérience lui disait que tous n'étaient pas du même acabit qu'elle. Plusieurs préféraient attaquer d'abord et demander ensuite. Surtout l'hiver, période de disette pour tous.

« Qui êtes-vous ?, demanda-t-elle, sa voix calme brisant le silence glacé de la savane.
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MessageSujet: Re: Sawana Ka PālaulaʻUla | [ft. Vydar]   Sam 16 Déc 2017, 15:08


L'aube pointait à l'horizon, grandes taches d'aquarelle sur la toile sombre de la nuit fuyante. Les couleurs s'étendaient, liquides, avalant au passage les dernières étoiles pour laisser place au soleil d'hiver. Soleil qui se faisait de plus en plus tardif à ce moment-ci de l'année... comme si lui aussi, géant divin semblant pourtant immortel, était affecté par la lourdeur glaciale qu'amenait avec elle la saison blanche. La lumière était encore douce sur la savane, plongeant les regards des lève-tôt dans une ambiance qui aurait pu se vouloir chaleureuse si le vent du Nord ne venait pas cingler les visages avec autant de véhémence. Pour les habitants de l'île, il s'agissait d'un changement de température plutôt brutal, ce matin-ci se présentant parmi les quelques premiers à faire descendre le mercure aussi bas. La couche de neige fraîche qui recouvrait les Terres Libres en témoignait, ayant gelé dans une mort certaines les quelques derniers végétaux survivants de l'automne. En somme, le souffle inhospitalier d'Hödr pliait, alors que la nuit mourait pour la énième fois aux bras de son antonyme, toute âme qui vive à des lieues à la ronde. Loin de là, les fourrures des loups de meute se tenaient un peu plus serrées, les expirations se faisaient plus profondes. Sur les étendues vides des terres sans maître, les solitaires frissonnaient, regrettant pour certains une chaleur qui leur était désormais interdite.
La saison impitoyable arrivait brutalement, sans cris ni trompettes. Cavalerie immaculée piétinant en silence les derniers espoirs estivaux, annonçant avec son armée de givre un hiver long et difficile.

Quelque part sous le ciel divisé entre nuit et jour, sur le dos des grandes étendues désormais figées par le gel, avançait cependant une âme que le temps cruel et le vent sauvage ne semblait pas importuner le moins du monde. Son épaisse fourrure gonflée, déchirée ici et là par des blessures plus ou moins anciennes et dansant farouchement au gré et désirs des bourrasques, le faisait paraître immense. Son gros crâne se balançait stoïquement au rythme de ses pas lourds, son unique œil de glace au cils blanchis par son souffle scrutant l'horizon à la recherche de nourriture. De temps à autres, une petite grimace étirait ses lèvres lorsque l'air fouettait trop cruellement les trois grandes balafres striant sa joue droite, commençant leur course sous le bandeau du mâle borgne et la terminant sans pitié à l'extrémité de son museau, fraîches et encore douloureuses. Souvenir de l'immense ursidé que notre loup avait rencontré il y a peu. Vydar avait beau en avoir la carrure, en rencontrer un vrai, surtout de cette taille, était toute une autre paire de manches. Notre viking ne savait pas que les ours d'ici n'avaient pas habituellement cette taille, étant habitué aux animaux polaires de sa contrée, mais celui-là était sans conteste autant sinon plus dangereux que les individus qu'il avait autrefois affronté.
Le mâle laissa échapper un long soupir suivi d'un grognement de mécontentement. Cela faisait fort longtemps qu'il voyageait en nomade, et au cœur des montagnes qu'il avait traversé pour atteindre la terre des Petits Loups, la nourriture s'était faite rare. Ses côtes commençaient à se creuser sous son lourd pelage. Ce combat n'avait pu que l'affaiblir davantage et le viking commençait bien à voir que même sa constitution de nordique avait elle aussi ses limites.

Quelque chose au loin attira cependant son attention. Une forme fine, grise, aux longues cornes de nacre, qui, de cette distance, ressemblait fort à un animal comestible. Les pattes massives de l'ours canin ralentirent leur cadence, laissant dans la neige craquante ses caractéristiques traces larges et profondes, avant de s'arrêter complètement. Sa couleur terreuse et sa taille le rendait malheureusement très visible sur cette terre vide et immaculée, mais il fallait qu'il tente le coup. Étrangement, l'animal ne semblait pas l'avoir immédiatement aperçu.
Emplissant ses poumons d'oxygène piquant, Vydar creusa le sol de ses griffes, expira dans de fines volutes pâles, et s'élança vers l'avant en rassemblant toute la force qu'il lui restait encore. Il y avait une bonne distance entre les deux individus, et ce fût suffisant pour permettre au mâle lourd de prendre un peu de vitesse. Ne fût-il pas cependant pris de surprise lorsque, s'approchant de plus en plus de l'objet de son intérêt - pourquoi l'herbivore ne fuyait-il pas ? - il discerna dans l'air polaire une odeur canine étrangère... et commença à reconnaître des traits de plus en plus lupins sur l'animal qu'il avait pris en chasse.
Vydar freina brusquement dans une petite explosion de neige, manquant de peu de finir la truffe au sol... à quelques mètres de l'individu cornu, son seul œil valide ouvert dans une belle expression d'ébahissement.

Rêvait-il ? Figé par l'effarement, le mâle nordique n'arrivait pas à bouger d'un poil. Un loup à cornes ? Mais quel genre de sorcellerie cela était-il ? Un léger sentiment de danger commençait à piquer de sa pointe fine la cage thoracique du brun. La voix de l'individu, qui semblait pourtant méfiant lui aussi, brisa le silence étonné qui avait brusquement fermé le clapet à notre immense animal.

« Qui êtes-vous ? »

Perdus dans les hypothèses qui fusaient à une vitesse phénoménale dans son esprit, Vydar ne comprit même pas la question qui lui fût posée. Pris entre diverses impressions contradictoires, admiration, surprise, méfiance, il ne réussit pas à dévisser son regard de celui qui se tenait devant lui. Les yeux voilés de l'individu au sexe incertain le mettaient mal à l'aise, il se sentait... observé, il sentait son âme observée. Comment avaient-on pu l'apercevoir ? Ces globes brumeux n'étaient-ils pas celui d'un aveugle ? Une seule vérité semblait s'imposer dans le cerveau du nordique...

- Êtes... êtes-vous un Dieu ?

Sa voix grave aux forts accents du Nord réussit enfin à traverser la barrière figée de ses cordes vocales, les vibrations de celle-ci se réverbérant dans l'immensité de la savane.
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MessageSujet: Re: Sawana Ka PālaulaʻUla | [ft. Vydar]   Sam 16 Déc 2017, 18:19

La fourrure grise de la louve fut parcourut d'un frisson. Son regard était fixé là où elle imaginait la tête de la bête se trouver, au sommet de la masse brunâtre qui la dépassait d'une bonne tête. La position de sa tête levée ainsi vers le ciel lui faisait mal à la nuque, ses cornes tirant ses vertèbres vers l'arrière, mais elle restait de marbre. Elle savait que seules les proies tremblaient et s'enfuyaient, mais les Dieux savaient qu'elle n'hésiterait pas à s'enfuir si l'étranger faisait mine de l'attaquer. Si sa voix n'avait pas tremblé, son corps lui était parcouru de petits tremblements d'angoisse. Peut-être était-elle une proie, au final. Handicapée comme elle l'était, elle n'était en tout cas pas un prédateur hors pair. Elle tentait vainement de se souvenir d'enseignements de son paternel qui aurait pu convenir à la situation, mais celui-ci avait été aussi pacifique qu'elle, un charmeur invétéré, et membre de meute pour la plus grande partie de sa vie. Le silence s'éternisa. L'étranger ne bougeait pas, ne parlait pas. Qu'avait-il ? La louve ne pouvait le voir. Aucun son ne venait expliquer l'absence de réaction du brun. Puis la voix roccailleuse de la bête vint à son tour briser le silence tendu qui régnait sur la plaine. Sa voix n'aurait pas dépareillée dans la gueule d'un ours, ou d'un lion, pensait Mele. Elle était puissante, chaude, résonnant d'un accent inconnu, bien que léger. Tout du moins pu-t-elle en confirmer le sexe de l'autre, il ne pouvait être que mâle. Elle savait, bien sûr, qu'on ne pouvait toujours se fier à la voix - elle-même était un cas où on la prenait souvent pour mâle -, mais l'odeur de femelle étant aussi absente, elle ne doutait absolument pas du genre du géant. Sa question, toutefois, la laissa pantoise. Elle, un Dieu ? Mais quelle idée saugrenue ! Elle ne pu réprimer un léger sourire amusé, songeant que si elle avait été un Dieu, elle aurait fait apparaître des tas de viandes pour se remplir la panse, et c'aurait été bien plus simple ainsi ! L'idée de mentir afin d'éviter les ennuis avec plus gros qu'elle ne lui effleura même pas l'esprit cependant; Mele était l'incarnation même de l'honnêteté.

« Je ne suis pas un Dieu, non, seulement Mele, lui répondit-elle de sa voix parcourue d'un petit rire. Elle se secoua un peu, légèrement rassurée par le fait que l'autre ne l'avait toujours pas attaquée. Je n'ai jamais rencontré de Dieux, mais j'espère bien qu'ils sont en meilleure forme que moi !

Son père lui avait parlé des Dieux punks. Contrairement à elle, ils étaient extrêmement colorés, de la couleur des Glowsticks qu'ils offraient aux meutes. Ils étaient plus grands qu'elle aussi, que son père lui avait dit. Ils avaient des pouvoirs infinis, et certains n'étaient pas très commodes. Xercès lui avait raconté le pouvoir qu'il avait obtenu de Dairo, la déesse Renarde. Au son de sa voix, les oiseaux obéissaient sans contredit. Il lui avait raconté des histoires bien amusantes sur le soucis que cela lui avait causé, lui qui chantait tout le temps ! Elle se souvenait d'y avoir rit beaucoup. Elle repoussa cependant la vague de nostalgie qui tentait sournoisement de s'emparer d'elle et se concentra sur le présent. Elle n'aurait pas su dire à quoi ressemblait l'étranger, mais elle était certaine que si l'un d'eux ressemblait à un Dieu, c'était davantage lui !
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MessageSujet: Re: Sawana Ka PālaulaʻUla | [ft. Vydar]   Lun 18 Déc 2017, 13:08

Autour de vous apparaît soudain une petite silhouette que vous n'aviez pas remarquée.
Il faut dire qu'elle ne porte pas d'odeur, et que ses pas ne laissent pas plus de traces qu'ils ne font de bruit.
Elle sautille et gambade autour de vous, jusqu'à venir toucher comme par inadvertance le pelage de Vydar...



Votre pelage devient intégralement blanc !
Si vous possédiez des marquages ou des mèches, ils sont désormais à peine visible, bleutés.
Rien d'autre n'a changé en vous, seulement votre apparence. Ou bien... Peut-être pas.

Vydar possède désormais le pouvoir hivernal :
"Pattes au chaud"
Vous pouvez faire apparaître des moufles sur les quatre pattes des autres loups.
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MessageSujet: Re: Sawana Ka PālaulaʻUla | [ft. Vydar]   Jeu 15 Fév 2018, 18:03

Le silence s'était longuement éternisé dans la savane. Le regard pâle de Vydar était doucement posé sur le loup, non sans curiosité et grands doutes, comme un oiseau se poserait avec précaution sur les branches givrées. Orbites aux lueurs de glaciers et de matinées d'hiver, son regard n'était pourtant pas froid. Quiconque s'y serait attardé quelques instants aurait aperçu, caché tant bien que mal derrière l'épaisse couche de masculinité et d'ego que l'on sait propre aux habituels tas de muscles, une douceur étonnante déposée sereinement au fond des rétines. Pas le genre de douceur dont fait preuve une mère avec ses petits, ni celle de l'abeille qui effleure avec précaution les pétales de la fleur qu'elle courtise, non. Plutôt la douceur rude et chaude d'un paternel, celle, réconfortante, d'un feu qui crépite dans la noirceur de la nuit. Ceci reste l'un de ces genres de douceur que l'on apprécie surtout lorsque nous en sommes privés. Invisible au regard inattentif, mais bien là. Chaleureuse, bien que cachée.

Et c'est dans ce long silence qui avait suivit le questionnement de l'étranger que c'était posé cette douceur brute sur le corps frêle qui tremblait devant lui. Ce regard aux teintes glacées aux fondements de douce flamme. Ce regard qui, glissant sur les frissonnements de muscles qui agitaient l'être effrayé devant lui, dit au viking que malgré sa physionomie fort peu habituelle, il ne pouvait être Dieu. Les Dieux ne baisseraient pas la tête devant lui, Vydar, simple guerrier paria, renié de son clan, maudit de par sa mauvaise fortune. Si un jour un Dieu devait poser ses yeux divins sur lui, il ne s'imaginait pas qu'ils soient empreints de crainte, loin de là. De dégoût, peut-être. Ça, Vydar pouvait se l'imaginer. De dégoût pur et simple. Le même dégoût qui avait habité sa compagne, ses amis. Son chef. Le même...

La créature devant lui prit finalement la parole. Bien que peu assurée, elle semblait déjà plus détendue. Le mâle cru même entendre percer un rire à travers la voix androgyne de l'individu. Celui-ci s'appelait Mele, et il n'était pas un Dieu. Mele. Nom aux connotations étranges, lointaines. Vydar se sentit soudain un peu stupide d'être sauté si rapidement aux conclusions, mais il se renfrogna dans l'idée que tout était bien trop étrange ici. Ce n'était toujours pas sa faute si ces terres étaient peuplées d'êtres ne ressemblant en rien à ce qu'il avait toujours connu. Dans son observation du cornu devant lui, il se dit d'ailleurs que les habitants de cet endroit n'étaient pas des plus beaux. Chétifs, minuscules. D'où il venait, de tels loups auraient été étiquetés comme étant malades, mauvais pour la descendance, mauvais pour le clan. Il se retint tout de fois de faire commentaire...

Le géant s'apprêtait à se présenter à son tour au loup au sexe incertain mais fût coupé dans son élan par une silhouette qui passa en trombe devant lui. Sautillante, énergique, véloce. Il crut d'abord à un lièvre, mais vu bien vite qu'il n'en était rien. Il sursauta lorsque la chose le toucha en passant devant lui, levant l'une de ses pattes avant avec une expression de surprise comme si une souris s'était mise à zigzaguer sous lui, la bouche crispée par l'incertitude.
Imaginez sa surprise lorsque son pelage se mis soudainement à changer de couleur.

- Oh !!!

Le géant recula d'un pas ou deux, se tortillant de tous côtés afin de suivre la progression, non sans horreur, de l'immaculé qui transformait ses poils. En d'autres circonstances le brun - maintenant blanc - aurait pu prendre peur, craignant punition divine quelconque, mais l'individu ne lui avait-il pas assuré qu'il n'était en rien un habitant d'Asgard ? Non, là, notre loup était surtout... agacé.
Il s'assit lourdement dans la neige, dans un gros « pouf » poudreux, les sourcils froncés et la mine boudeuse, maintenant blanc comme l'hiver lui-même.

- Tröllkarringar. C'est ce que vous êtes.

Ça ne pouvait être autre chose. Il ne savait pas quel autre sorte de sorcellerie la frêle devant lui pouvait accomplir, mais il n'était vraiment pas amusé.
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MessageSujet: Re: Sawana Ka PālaulaʻUla | [ft. Vydar]   Ven 20 Avr 2018, 16:39

Un piti up ? :c
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