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 L'appel des Six Reines [Pv. Illidan]

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Jolitemps
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MessageSujet: L'appel des Six Reines [Pv. Illidan]   Lun 12 Fév 2018, 19:11

L'appel des Six Reines

ft. Illidan.

Hiver 2017.
Deux ans et demi.


C'était un lendemain de nuit sans lune.

Tu avais dis à Oiseau de Ruines que ce jour serais celui où tu reviendrais vers lui, où tu le rejoindrais sur les côtes Nacrées de quelques pas de chats. C'était drôle, d'avoir accepté d'aller là-bas, alors que tu ne savais même pas de quel endroit il pouvait bien s'agir. Si tu avais appris des choses, sur ces terres, si tu t’imprégnais doucement de la culture de ces gens, il n'empêchait que tu restais inintéressée par ce monde qui t'entourais. Tu n'avais alors pas non plus pris la peine de te renseigner auprès d'un tiers, jugeant ton instinct plus valable que les mots d'un inconnu. Tes pattes te guideraient, et un Perdu aurait peut-être fois de t'indiquer le chemin. Arastée tracerait un fil, tu ne te perdrais pas en chemin, ta cape ne deviendrait un chaperon.
Tu étais confiante, comme d'habitude, toujours aussi sûr de toi. Tu étais Jolitemps, celle qui pourrait sauter dans le vide juste pour prouver qu'on pouvait voler à son secours.

C'est donc les côtes du continent que tu longeas, de part et d'autre, à la recherche de ton Oiseau. Là où à l'herbe succédait la roche, là où à la roche succédait le sable, là où au sable succédait l'eau. L'eau que tu pris, dans un appel de la mer, parce que tes yeux de glace venait de voir ces autres plages, là-bas. Et si les côtes de nacres étaient un reflet de ces plages ? Tu ne trouvais pas celui que tu cherchais ici, alors, tu le trouverais là-bas. C'était une certitude qui brûlait tes lèvres aux goûts salées, alors que tes pattes brassaient l'eau dans des mouvements souples et rapides. Tu progressais ainsi, reine devenue sirène, jusqu'à gagner cette terre jamais foulée, évoluant pour te retrouver debout sur les pattes que tu avais, la nuque tenue baissée par ta longue chevelure imprégnée d'eau iodée, qui te conférait des odeurs de planète bleue.
Tu restas même dégoulinante, malgré le froid qui menaçait de geler tes poils, comme si cela aurait pu t'amuser plus que de te gêner. Tu deviendrais ainsi fille des glaces, tu ferais honneur à tes jolis yeux.

Ta queue ondule sur le sable, alors que tu avances. Tu es parmi les pirates, dans le nid même de l'Oiseau, mais ça non plus, tu ne le sais pas. Tu veux juste le voir, lui, parce que tu lui as dis. Et que tu sais, encore plus maintenant, qu'il est quelque part ici, ou là-bas. Ce n'était pas une question de tenir ou non tes promesses. Tu avais juste envie.
Envie de toucher ses ailes, envie de te faire toucher par son museau, qui s'amusait parfois à se perdre dans tes poils. Drôles d'envies, oui. Mais tu satisfais le moindre de tes propres désirs, c'est ce qui te fais si bien vivre, c'est ce qui t'empêche peut-être un peu de t'attacher trop aux autres, tant tu te satisfais toi-même.
Tu ouvres la gueule, laisse échappé un volute de fumée blanche, comme si ton âme-même chercher à te fuir. Ça a des airs de Perdus, mais ça n'en est pas un. Ici, il n'y en a pas, de Perdus. Tu le sens, tu le sais. Il n'y en avait eu qu'un, qui bien vite avait trouvé sa voie, qui bien vite était devenu phoenix. Ce n'était donc plus de ton histoire, maintenant.
Tu souffles, tu marches, encore. Sur la plage, plus loin, un être en croissance que tu vois mais qui ne t'intéresse pas. Ce n'est pas ton Oiseau, ce n'est pas intéressant.
Alors, tu lèves ton museau, tu humes l'air qui vient pétrifier de froid des narines, pour attraper quelques émanations.

« L'Oiseau a-t-il prit son envol et oubliés les mots ? Il faut pourtant devenir Poisson, pour venir jusqu'à son nid. »

Ta langue claque, tu t'assoies avec ton odeur de sel, la tête penchée sur le côté, et tes yeux qui se plissent et qui observent.
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ILLIDAN
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MessageSujet: Re: L'appel des Six Reines [Pv. Illidan]   Lun 12 Fév 2018, 23:15

Tout ne devenait plus que répétition, habitudes, manières journalières. Se réveiller, se renseigner si quelque chose de spécial était arrivé, puis sortir toute la journée dans un sempiternel tour solitaire de l’Île, rejoignant les autres uniquement le soir pour les repas animés Raeders. Se contentant de s’y oublier avec quelques gorgées d’alcool et quelques vagues bouchées de poisson, d’éviter la nouvelle gamine de Chulhei qui arrêtait pas de traîner dans ses pattes, se laissant abasourdir par les chants des autres membres, il finissait par simplement s’endormir aléatoirement quelque part, parfois quelqu’un de bienveillant le jetait dans sa tanière. Sa vie ne semblait plus avoir de sens précis, tout était trop fermé sur cette île. A la fois tapi dans la peur qu’un danger qu’il ne pouvait voir arriver vienne les détruire depuis le continent, et l’attente éternelle que quelque chose se passe.

Il n’avait jamais vu clair, pourtant Illidan avait l’impression de voir plus sombre. Le brun avait maigri, même s’il prenait quotidiennement soin de sa fourrure et ses ailes, habitude encastrée parmi toutes les autres. Il n’avait pas envie qu’on vienne le voir, qu’on lui pose des questions, alors il se contentait d’être présentable, droit, silencieux, comme il l’était depuis ces dernières années.

A côté de ça, pour survivre psychologiquement, il cultivait des champs de sel.
Sans déconner.
Tous les jours, sans faute, il allait sur un îlot adjacent dont un passage se révélait à marée basse, afin d’y creuser des équivalents de carrés, selon son toucher ils étaient parfaits, seule la vue aurait pu lui afficher leurs bords flageolants. Il y avait à peine un palmier et deux buissons sur la bande de sable que composait la minuscule presque-île, mais il se satisfaisait pleinement de la place que ça lui laissait pour faire ses bacs de terre et de roches, sentant avec satisfaction une pellicule de sel s’accumuler au fond, puis disparaître à la grosse marée suivante. Son mécanisme nécessitait encore des améliorations, mais il s’y rendait inlassablement, pour oublier qu’il se sentait seul malgré la présence de sa famille. Parfois, il s’y allongeait, et passait la journée à écouter ses bacs se vider et se remplir. De temps en temps, il arrivait même à cesser de penser.

Mais généralement il réfléchissait, contre sa volonté, et se rappelait. De ce qui avait disparu, ce qui ne serait plus jamais. Des quelques personnes du continent dont il avait pu faire la rencontre, des lieux qu’il avait appréciés, des rongeurs auxquels il ne pouvait plus goûter. L’une de ses plus grandes tristesses, était le semi-esprit auquel il avait donné un rendez-vous désormais inaccessible. S’il avait su ce jour-là, que plus jamais il ne pourrait poser une patte sur les Côtes de Nacre…s’il avait su, qu’il deviendrait Capitaine de sa meute, qu’il se sentirait vide et seul sur une île de merde, à cultiver du sel pour occuper ses journées. Peut-être se serait-il jeté d’une falaise, histoire de s’éviter cette peine. Ou alors serait-il allé rejoindre Effluve pour danser avec elle jusqu’à la fin des temps, loin de cette meute maudite- littéralement. Mais même ses rencards étaient voués à échouer, apparemment.

Le brun sentit que le vent se rafraichissait légèrement, ce qui le fit lentement sortir de sa transe. Vérifiant une dernière fois ses monticules informes, il finit par quitter son îlot, sur lequel il avait indiqué par un tas de pierres la direction de l’île-mère afin de pouvoir rentrer en nageant s’il le fallait. Le poil dégoulinant, il finit par arriver sur la plage la plus proche de l’autre côté, ses ailes et son pelage ne ressemblant plus à rien à cause de l’eau et sa nage maladroite. Il s’ébroua un instant, son corps maigre frissonnant sous la morsure du froid, son pelage d’hiver ainsi noyé ne protégeant plus ses os fins d’oiseau handicapé.
Un murmure dans le vent, une oreille bougeant malgré lui.

Il fronce ses équivalents de sourcils, ses oreilles cherchant attentivement le moindre détail inhabituel, ses yeux scellés sous ses paupières fermées ne cherchant plus à faire illusion depuis longtemps. Cependant c’est une odeur non-Raeder qui le met en garde, son pelage trempé se hérissant lamentablement sur sa nuque, tandis qu’il part prudemment à la recherche du porteur de cette odeur inconnue. Il devine un loup, mais quelque chose le chiffonne, l’odeur ne lui semble pas être n’importe laquelle, mais pourquoi ? Finalement il repère la présence, même si celle-ci a bien dû le voir arriver depuis un moment. Il reste muet de longues secondes, cherchant à rallier les deux bouts dans sa mémoire. Ou avait-il senti ça…

Finalement, son expression passe d’agressivité objective à une profonde surprise. Après ces années à désespérer, était-ce seulement possible ? Illidan avait peur d’une mauvaise blague, la vie semblait très encline à lui en faire régulièrement des comme ça. Pourtant, il avait envie d’espérer, quitte à avoir mal à nouveau.

« Effluve ? » souffle-t’il.
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MessageSujet: Re: L'appel des Six Reines [Pv. Illidan]   Mar 13 Fév 2018, 19:41

L'appel des Six Reines

ft. Illidan.

Hiver 2017.
Deux ans et demi.


De tes iris glacés, autant que ton souffle, tu suis les mouvements de l'Oiseau. L'Oiseau est un oiseau tombé dans l'eau, au corps et aux plumes trempées, le faisant ressembler à toi. Même en hiver, vous vous étiez senti d'âme à prendre la mer. C'était ce qu'on appelait un point commun, non ? Depuis quand en recherchais-tu chez les autres, d'ailleurs ? Depuis qu'ils pouvaient se présenter, sans doute : c'était chose si rare.
Mais quelque part au fond de toi, tu es contente de le voir. Parce qu'il t'avais nommé, façon comme une autre de t'apprivoiser un peu, toi qui faisais la farouche et ne te laissais pas bien approcher. Et il y avait chez lui ces choses qu'on ne retrouvait chez les autres, un commun qu'il n'y avait pas. C'était bien, ça.
Tu aimais les choses originales, ces petites fées qu'on a envie de garder rien que pour soit, égoïstement.

« C'est moi, oui. L'Effluve qui traverse la mer pour retrouver son Oiseau tout mouillé, par chance pas une poule. »

Tu t'essayes à l'humour, et voilà qu'il y a un rire léger qui s'échappe de toi, tout léger, comme l'une des plumes de ses ailes. Et du sable, tu te relèves, tu t'approches de lui pour lui tourner autour, pour que ton museau vienne frôler son corps devenu maigre. Est-ce l'hiver, est-ce parce qu'il a oublier comment l'on picore ? C'est une bien drôle de vie, que de la mener ici, sur une île à l'impression étrange. Étrange, étrange, comme son allure. Un oiseau décharné, qui prend des allures de corbeau de cimetière. Veillera-t-il sur les âmes des Perdus damnés ? Tu le regardes, encore, encore, tes yeux ne le lâchent plus, ils vont finir par le faire fondre.
Tu te demandes comme lui, il fait, pour ne pas s'ennuyer. L'on fait vite le tour de l'endroit, tu peux déjà en voir le bout, et l'on ne doit pas croiser bien des gens à qui se confronter. Toi, tu n'y trouverais rien de bien intéressant : sans Perdus à guider, l'ennuie vient dès lors te trouver, et tu n'aimes pas beaucoup ça. Ça te rend un peu irritable, ça te donne envie de jouer avec les autres, et on te considère vilaine ou folle après ça.
Ta tête se tourne, pour mieux regarder ces alentours, ceux qui servent de fond à la silhouette du mâle.

« Est-ce ici, les côtes de Nacres, ou n'est-ce que le reflet de celles-ci ? Trop de plages, trop de sables, et on laisse l'instinct et l'araignée guider. »

Au moins saurais-tu où le trouver, maintenant. Ici, dans un endroit qui essaye d'être accueillant mais qui es trop maladroit pour vraiment le devenir. Tu souffles par le nez, alors que tu continues tes petites paroles, plissant les yeux d'un air qui t'es propre, qui te donne un air perdu entre une lointaine observation et un monde parallèle.

« C'est ennuyeux. On ne sent pas de remous, pas de passion. L'Oiseau s'amuserait mieux au ciel, non ? »

Tu rejoins le monde des vivants, pour croiser ses iris qui défient de clarté des tiennes, et tu te demandes s'il te trouverait trop confabuleuse, sans que cette évocation ne puisse cependant te gêner.
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MessageSujet: Re: L'appel des Six Reines [Pv. Illidan]   Lun 19 Fév 2018, 20:15

Quelques mots, et il oublie l’espace d’un instant tout ce qui l’ennuie depuis un an. Il la connait peu c’est absurde, mais elle est la seule personne avec qui il a créé un lien qui ne lui ait pas été offert par sa meute, alors il est heureux de la retrouver, elle et sa façon d’être inhabituelle.
Il baisse légèrement la tête, amusé à ses mots, peut-être même déstabilisé par le terme possessif de sa phrase, même si son orgueil se froisse faussement à la comparaison gallinesque.

« Les poules je les mange, ça doit être mon côté rapace, » fit-il, goguenard.

Elle rit, et ça réveille son esprit, ses émotions étouffées depuis quelques temps. Il a l’impression d’avoir la tête claire, de retrouver une part de lui, celle du grognon désagréable mais heureux de vivre au fond. Un semblant de sentiment de liberté, qu’il avait considérée comme acquise toute sa jeunesse avant de se faire enchaîner ici. Il l’entend lui tourner autour, et ses babines jusque-là presque neutres se déforment comme à son habitude en un sourire. Elle l’avait déjà fait la dernière fois, et il s’étonne de se souvenirs de ce détail.
Cependant il soupire avec amertume à l’évocation des Côtes. Il entend qu’elle ne parle pas vers lui, alors il s’approche, se plaçant à ses côtés, avant de s’assoir. Elle sent la mer et le pelage humide, il l’analyse doucement et sa rengaine habituelle ayant menacé de repointer disparaît à nouveau. Peut-être l’idée qu’elle ait traversé un bras de mer pour rejoindre leur rendez-vous qui lui fait plaisir.

« Les Côtes sont de l’autre côté de cette partie de mer, nous avons été forcés ma famille et moi de venir ici à cause d’une malédiction, et c’est honnêtement ennuyeux comme endroit oui, » puis il ajoute, un peu embêté, « J’étais désespéré de t’avoir donné comme emplacement auquel je n’ai maintenant plus accès. »

Il grelotte, la bise marine était encore bien trop fraîche à cette époque pour un loup trempé et pas épais, mais il sourit quand même.

« Mais t'es venue ! Est-ce la lune ou ton araignée qui t’ont montré le chemin ? » demande-t’il, joueur.
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