Un monde peuplé de loups extravagants aux pouvoirs surnaturels !
 

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 L'étendue de poussière [libre]

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Feather
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MessageSujet: L'étendue de poussière [libre]   Mer 04 Avr 2018, 22:25



Luna avait quitté les Nakhus il y a longtemps maintenant, disparaissant des horizons pour suivre Heinrich dans sa vie solitaire dans les plaines savanes. Avec son pelage épais et blanc, son aile unique d'un bleu vif et sa queue longue et touffue, la louve n'avait jamais vraiment été adapté pour vivre sur ce genre de terrain et pourtant, elle faisait tout son possible pour s'adapter. Son poil s'était déjà beaucoup désépaissi, lui donnant un air presque famélique mais en soit, avec l'aide du mâle beige, elle restait optimiste, chassant insectes et suricates, laissant grosse proies et fauves à son ami bien plus doué qu'elle. Elle passait ses journées complète à l'ombre et avait essayé d'observer les lycaon pour rentrer un peu plus dans son rôle de louve de la savane. Pour encore mieux s'intégrer dans ce paysage qui n'était pas le sien, elle se roulait dans la poussière ocre pour teinté son blanc bien qu'elle restait visible de loin, tâche beaucoup trop pâle dans les herbes sèches.
Luna avait du mal mais elle parvenait à s'en sortir, disparaissant peu à peu des mémoires et du monde comme Heinrich pour peut-être ne devenir qu'une simple histoire que personne ne raconterait de toute façon. Elle le vivait bien, tout de même puis un jour, alors qu'elle guettait le ciel en attendant la fin d'un hiver pas si terrible quand on vivait dans les plaines savanes, les températures montèrent jour en jour toujours un peu plus pour finir par du un peu trop malgré des nuit toujours aussi fraîche. Les flaques d'eau se firent rare, comme à une saison sèche, il fallait aller la chercher aux mares, très dangereuses pour être fréquentée par toutes les créatures du lieu. Puis elles aussi disparurent. Alors sans dire un mot encore une fois, Luna était partie. La première fois n'avait pas servi de leçon visiblement même si elle avait perdu toute sa famille après cela qui pouvait se douter que chercher de l'eau tournerait autant à la catastrophe ?

Sous un soleil de plomb, la louve blanche avançait sur les espaces désolés. L'herbe avait brûlé, ne laissant que poussière sur un sol craquelé. Chaque pas devenait douloureux malgré des coussinets qui s'étaient habitués à la chaleur de la savane, ses griffes s'étaient usées à force de raclé le sol et sur certaines, du sang avait sali le poil des doigts sans même que Luna ne le remarque. Elle avançait, cherchant désespéramment de l'eau, pour elle et pour Heinrich, il ne fallait pas qu'elle l'oubli. Elle avait du mal à garder la tête dressé, ses yeux trop clairs étaient quasiment fermés à cause de la luminosité trop grande et de sa gueule ouverte pendait une langue couverte d'une bave blanche qui avait moussé à cause de la chaleur. Parfois elle refermait sa gueule pour s'humidifier les  babines et sa langues mais plus elle avançait, plus ça devenait inutile.
Instinctivement, elle essayait de regagner les terres Nakhus, de se souvenir du chemin. Il y avait de l'eau là bas, peut-être qu'ils voudraient bien qu'elle en prenne, ils en avaient plein, ça elle s'en souvenait, de ce désert de plomb, un peu moins par contre.  Son optimiste naturel était la seule chose qui lui permettait encore d'avancer, c'était tout droit, elle en était sûre !

Puis elle trébucha dans une trace laisser dans la poussière. C'était marrant, ce loup avait exactement sa même pointure de coussinet. Mais s'il y avait des traces, alors elle se rapprochait d'une terre peuplée. Elle les suivit donc avec hâte d'enfin arrivé, elle s'écroulerait dans une rivière d'eau fraîche, elle en avait bien besoin ! Au bout d'un certain temps, elle trébucha sur une autre trace qui ressemblait beaucoup à la première. Alors Luna releva la tête et eut une forte impression de déjà bien qu'optimiste elle continua, surveillant le chemin avant de revenir une troisième fois sur les mêmes traces. La louve blanche tournait en rond.
Dépitée, son arrière train lâcha pour s'asseoir au sol malgré qu'il soit brûlant, elle n'était plus à ça prêt. A l'horizon uniquement ces impression d'eau grise qui la narguaient alors que ce n'était que du vide et du sable. Il n'y avait rien, rien qu'une étendu immense de sol poussiéreux et ce ciel bleu pour lui souffler d'abandonner. Alors Luna rassembla ses dernière force pour aller s'échouer à l'ombre d'un ancien mur de pierre, comme si le soleil avait une civilisation perdue, et elle, elle l'était aussi perdue et avaler par le soleil.

Peut-être que ça ne servirait à rien mais la louve blanche essaya une dernière fois de s'humidifier la gorge pour pousser un long hurlement un peu rauque avec espoir que la poussière ne l'avale pas lui aussi puis elle laissa tomber sa tête sur ses pattes avant, le corps complètement lâcher, elle ferma les yeux et attendit, quelqu'un peut-être ou autre chose.


Dernière édition par Feather le Ven 15 Juin 2018, 16:50, édité 1 fois
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Sale Cleb'
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MessageSujet: Re: L'étendue de poussière [libre]   Lun 07 Mai 2018, 16:28

Un géant avançait lentement sur la fine ligne d'horizon. Chaque fois que l'une de ses pattes heurtait le sol de leur lourdeur, un nuage de poussière et de sable prenait son envol, brillant un instant dans la dure lumière solaire, venant se coller à ses flancs puissants, se loger douloureusement dans le coin de son œil, venant envahir sa truffe déjà affreusement sèche. De loin, on aurait pu le prendre pour un fantôme, sa grande silhouette ondulant avec la chaleur qui brûlait le sol, qui brûlait toute vie. Cette vision n'aurait pourtant pas été surprenante. Le soleil qui autrefois amenait les jeunes pousses à naître et réchauffait les ailes des oiseaux printaniers s'était brusquement changé en astre meurtrier. Privant tous et toutes d'eau, d'ombre, de verdure et de proies, sa chaleur étouffante en avait déjà emporté plus d'un. Les carcasses desséchées jonchaient le sable, fixant les rares passants d'un regard vide et famélique. La plupart d'entre elles n'avaient même pas pu se décomposer avant de tomber en poussière. Même les vers ne se montraient plus, prisonniers du sol, la surface étant trop brûlante pour s'y aventurer sans risquer de mourir, eux aussi. Seuls quelques rares vautours venaient encore picorer le cuir séché des morts.

Non... apercevoir un fantôme sur les terres brûlées n'aurait pas surpris personne.

Loin de sa montagne, marchant depuis deux jours dans La Plaie du Monde dans lequel il s'était perdu, Vydar n'était plus qu'une autre âme errante. Sa fourrure autrefois fournie et brillante avait maintenant l'air bien triste sur sa carcasse. Bien qu'il n'avait pas encore perdu toute sa puissance, l'Ours avait malgré tout fondu bien du muscle, faute à la sous-nutrition et à la déshydratation. Plus mince qu'il ne l'avait jamais été, il commençait à sentir ses côtes pointer doucement en dehors de ses flancs, comme en rappel du squelette qu'il serait bien assez tôt s'il ne trouvait pas vite un chemin hors de cette terre infernale.

Terni par le sable et la poussière, de la salive séchée sur les coins de sa gueule, ses cheveux autrefois toujours bien coiffées réduits à une triste couette dont s'échappait nombre de mèches indomptées, son œil bleu autrefois brillant de volonté tourné tristement vers le sol, Vydar n'était plus que l'ombre de lui-même. Chaque fois que ses coussinets craquelés s'enfonçait douloureusement dans le sol, il se savait un peu plus loin de son foyer. Ce qu'il regrettait les neiges éternelles, la bruine fraîche sur le fjord non loin de sa tanière. Ce qu'il regrettait le vent glacial de sa contrée. Il n'aurait jamais dû partir.
Il savait qu'il n'avais pas pu rester, que s'il s'était opposé au jarl, la punition capitale l'attendait, le terrible aigle de sang réservé aux traîtres... Mais quelque part au fond de lui, une noire pensée errait et revenait sans cesse comme un parasite. Peut-être aurait-il préféré mourir dans son pays, entouré de tous ses proches. Peut-être aurait-il dû accepter la sentence de mort et partir, comme le guerrier qu'il était, rejoindre la table des Dieux au Valhalla. Il savait que s'il restait encore bien longtemps dans cet enfer de feu, il finirait par mourir de soif. Quelle mort déshonorable pour un guerrier...
Levant son unique œil vers le ciel trop bleu, il lâcha un faible râle, sa gorge sèche l'élançant immédiatement. Seul le royaume de Hel l'attendait après sa mort. Il ne rejoindrait jamais ses ancêtres à la grande table...

Le viking trébucha sur un crâne et s'étendit de tout son long dans le sable, lourdement. Il avait envie d'abandonner, de rester couché là jusqu'à ce qu'il quitte pour de bon cet endroit maudit et ses habitants étranges. Et c'est ce qu'il aurait fait, s'il n'avait pas entendu un faible hurlement non loin de là.
Il n'était pas seul.

Rassemblant les dernières forces qu'il lui restait, il se leva, difficilement. Humant l'air trop sec, il chercha une odeur, quelque chose qui le mènerait à cet autre loup qui comme lui, errait dans ce désert de désolation. Peut-être cet individu connaissait le chemin pour partir ?
Il finit par retrouver la trace olfactive qu'il cherchait et la suivit. À quelques pas de là, se tenait un petit mur de pierre qu'il n'avait pas aperçu plus tôt. Où peut-être l'avait-il vu, mais ne l'avait pris que pour une autre illusion, une autre hallucination créée par la soif qui lui broyait l'intérieur. Peut-importait maintenant. Il priait pour que tout cela soit réel.

Dépassant le mur, il aperçu une femelle blanche couchée sur le sol dans un minuscule rais d'ombre que lui offrait le rempart...
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Feather
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MessageSujet: Re: L'étendue de poussière [libre]   Ven 15 Juin 2018, 17:18

Étendue sur le sol, la tête dans le sable, allongée sur le flanc, la gueule ouverte, sa langue pendante à l'extérieur tendit qu'elle haletait au gré de sa respiration, Luna ne payait vraiment pas de mine. La journée l’assommait, la chaleur la tuait à petit feu tandis que son corps se déshydratait. Les yeux fermés, elle commençait à se laisser aller vers ce qui semblait être le sommeil ou autre chose, son corps complètement lâché tel une poupée désarticulée. La louve blanche n'était pas vraiment une battante, elle n'avait pas une psychologie d'enfer et n'était pas ce genre de loup qui pouvait se relever à base de volonté et de courage. Non, Luna prenait la vie comme elle venait, ne s'attristant pas forcément du passé, marchant vers le futur s'il le voulait ou s'arrêtant là, au bord du chemin comme cette journée semblait le vouloir. Ça serait triste pour Heinrich mais quand il n'était pas là concrètement, elle ne pouvait pas penser à lui pour ne pas se laisser aller, pas quand la chaleur bousillait toutes les pensées.
Pourtant, dans sa tête ne résonnait qu'un seul vœux, elle voulait que le mâle beige l'ait entendu, elle voulait qu'il arrive pour la sortir du mauvais pas dans lequel elle s'était encore mis. Luna était une louve maladroite, malgré les efforts, elle avait dû mal à faire certaine chose correctement mais Heinrich lui, rattrapait toujours ses bêtises alors elle voulait, elle espérait qu'il vienne rattraper celle-ci aussi.

C'est alors qu'elle entendit contre le sol sec, un raclement de griffe. En réaction, sa truffe fit quelques inspirations nerveuses avant de reconnaître une odeur canine malgré toute cette poussière et cela l'incita à ouvrir légèrement les yeux. Là dans la chaleur, se découpait une silhouette de loup. Il était venu, elle savait qu'il viendrait et il était là.
Se relevant non sans difficulté, son aille unique tenant difficilement contre son flanc, sa longue queue fluffy traînant dans la poussière et ses cheveux emmêlés, Luna tituba jusqu'à la silhouette du mâle pour venir s'échouer entre ses pattes avant, l'esprit encore embrumé.

« Heinrich... je suis désolée... je voulais chercher de l'eau... pour t'aider mais j'ai pas réussi. En fait je crois que je me suis perdue. Ou alors toute l'eau a disparu, tu crois que le soleil peut faire sécher la mer ? Tu crois que c'est un désert de mer ? »

Luna allait se pencher pour goûter le sable voir s'il était salé quand elle sentit qu'un truc n'allait pas. Elle avait l'impression qu'Heinrich était plus grand, même si la louve était petite, elle ne tenait pas aussi bien entre ses pattes d'habitude. Et puis il semblait plus musclé aussi et plus poilu, Heinrich n'était pas comme elle, il avait le pelage court. En relevant le museau, ses yeux bleus plus ouvert, Luna tomba sur la gueule d'un gros loup brun qui n'était pas du tout Heinrich.
La louve blanche, face à cette constatation sursauta et fit un petit bond en arrière, s'éloignant de l'imposant mâle, oreilles en arrière, queue légèrement entre les pattes.

« Vous n'êtes pas Heinrich ! Vous êtes un géologue ? Je suis désolée, c'est vrai que vous n'aimez pas les gens quand ils sont dans le désert mais je n'ai pas fait exprès, je ne voulais pas espionner vos pierres. Ne me remettez pas dans la cellule s'il vous plaît. »

ça avait été si long la dernière fois, elle en avait perdu toute sa famille et Heinrich risquait de s’inquiéter.
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