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 Last song on the beach [MORT DE EENO] [ft. READERS]

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Dee
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MessageSujet: Last song on the beach [MORT DE EENO] [ft. READERS]   Mer 06 Juin 2018, 23:58


Le soleil se couchait doucement à l’horizon, comme si le monde étendait sur sa carène une couverture. Il colorait d’un reflet jaune, la mer. De loin, des yeux à demi refermé, la lumière couchante semblait dévorer la terre, dans des flocons de feu, de pourpre et d’or. Sous les tilleuls, il ne restait plus grand chose. Que de feuilles mortes, du sable encore bouillonnant des températures qui ne finissait plus de monter et des carcasses des dernières proie, dardante d’imprudence qui avait finis en casse-croûte sous les crocs affamés des pirates qui vivait désormait sur cette île. Les pointes des arbres ressemblaient à des torches joyeux, resplendissante grâce au soleil et éblouissait encore, comme un brin de jeunesse dans le cœur d’Eeno. Précipitaire de la vieillesse dans leur grande famille, il n’était bien plus que le dernier des pionner. Son poil, bien plus gris qu’à l’origine, dégarnis par endroit, semble amorphe, et, aux travers, il ressentait l’effet de chaleur porter par le soleil. C’est à dire, plus lumière que couleur. On croyait voir sur ses paupières, comme des teintes chaudes d’un désert ancien, qui se jouait dans une danse un peu mélancolique à mesure que ses yeux se promenait sur l’horizon. Vers les sommets tâchés d’écumes, la lumière s’y cachait aussi et rendait les vagues de la mer, comme le souvenir écarlate des petites dents de jeunesse qui finissait toujours par grandir. Cet état de nature, était le climat parfaitement défini pour la vieillesse. Et cela permettait, alors qu’Eeno avait fait le tour de l’île trois fois, de caresser le rêve suivant : aller vivre au soleil, dans un pays tranquille. On l’on grelotterait sitôt que le soleil vous quitte, et ou au soleil, il fait trop chaud. Il caressait le rêve, tandis que ses pattes ensanglantés et recouverte d’écorce de corail flottait doucement dans l’eau, claudiquant…de revoir enfin, dans la vague flou de la chaleur sur le sommet des eaux…le regard assurée et fière de sa grande sœur, Paprika. Comme elle lui manqua. Un coup lui serra l’estomac alors qu’il y pense. La chaleur se mit à frémir, monotone, dans ce ciel de feu avant de doucement commencer à s’éteindre. La question s’agita dans la tête du vieux Eeno, qui tenta d’augmenter le pas. Il fut difficile de remonter les écueils, les rochers et la petite colline, tout au bout de cette île qui leur était à présent destiné. Des bouts de chaleur se prie dans ses poils, un peu partout dans ses vieux muscles de voyageurs endoloris. Il s’arrêta un moment, pour tenter de reprendre son souffle puis continua son ascension. Pour ces collines pour qui j’ai tant fait et  tant dit : m’apporterai vous enfin le repos éternel que j’ai tant chercher.

Cette petite paix dans le silence. Ce bonjour qui lui aussi, ne c’était réserver que très peu dans les derniers mois ou il avait tenter d’élevé, d’apprendre et de partager avec Safran. Cette réserve de souvenir ne démentait pas la chaleurs de ses accueils, il en avait vécu, des choses. Un sourire vint remonter le coin de ses lèvres lourde avant de retomber mollement. Cette voix, qui avait pourtant toujours été chaleureux, sembla maintenant sans timbre, sans intonation, sans relief. La spontanéité, l’entrain n’était plus qu’un morceau de casse-tête qui touchait bientôt à sa fin. Il se rappela la chaleur et l’aigreur des discussions avec Père, mère, Paprika, Sonic, les jumeaux et il se rappela aussi Aeno qui était partie si tôt. Son souvenir sembla un peu flou à Eeno, alors que sa mémoire commençait de plus en plus à ressembler à celle d’un poisson plus qu’à un éléphant.

Eeno avait beau avoir longtemps déjouer le vent, jaser au fou de bassan pendant des heures, son golf de vie commençait à se vider. Il avait maintenant beau scruter les fonds, sonné l’alarme, l’écho de son existence le désarmait d’un silence canon. Il resta longtemps allongé aux côtés de centaines de bouton d’or, avant d’enterrer cette nouvelle hache. Elle n’avait été qu’une autre conquête, qu’un appât du gain, qu’un envie de souvenir que l’on ravale. Eeeno finis par arriver au sommet de la petite colline et glissa, sur son épaule, en épissure, de léger coup de langue. Chaque geste était plus lent les uns que les autres. Il déposa, en son centre, les nombreux bandeaux d’un rouge écarlate. Cette fois-ci, Eeno resta stoïque, le regard vide. Il eu l’impression que son cœur avait arrêter de battre. Il poussa un long soupir avant de glisser son court museau sur les bandeaux en chignant doucement, les larmes coulants tranquillement sur ses joues, créant des scions indécis.

Les pattes de crabe sur son dos se détachère doucement de leur leur ancrage, craquant doucement comme les branches de l’arbre au dessus de lui. L’arbre mort. Vestige d’un temps ou la vie pouvait encore tenir le coup. Eeno leva les yeux, cherchant leur patte dans les nuages, mais il ne trouva qu’une image. Et tout ce qu’il avait fait, en dépit du bon sens, de mémoire à présent, il ne s’en rappelait plus. Alors il remplis un verre, à sa droite de ce merveilleux bourbons et en avala quelque gorgés. Il ferma les yeux, laissa la brise fraiche, apporter quelque fois par la mer et murmura : J’espère que vous remplirez mon verre, lorsque je serai parmi vous.

Eeno se leva avec difficulté, ses os craquant ici et là et poussa un long soupir, agrémenter d’une toux rauque. Et accrocha, en douceur, chaque bandeau des guerriers, des voyageurs, des guérisseurs, des familles, des amis…des amants qui les avaient quitter. Et finit, au bout d’une longue contemplation, par retirer le sien, d’y faire doucement un nœud, aussi doux que comme une mère caresse un enfant et le laisser glisser d’entre ses crocs. Le brun finit par s’asseoir, fier de son devoir, de son hommage et finit par s’étendre, les yeux rivés sur l’horizon, cette horizon qu’il avait franchit, ces montagnes qu’il avait tant aimer, ses rivières qu’il avait tant traverser et chantonna doucement une chanson qu’il avait l’habitude de chanter, lors de ses départs et attendit, elle finirait bien par venir.

-Je t’attends.


Son sifflement, agrémenter de doux hurlement, s’éloigna dans le vent comme le murmure d’une sirène, brisant, pleurant sa carène qui meurt.
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Feather
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MessageSujet: Re: Last song on the beach [MORT DE EENO] [ft. READERS]   Ven 06 Juil 2018, 10:33

Ils avaient senti ce moment venir doucement, ils l'avaient perçu en même temps, chacun de leur côté tout en sachant que l'autre le savait aussi. Parce qu'ils étaient frères, parce qu'ils étaient un peu plus que des jumeaux, parce qu'il était leur père. Que ce soit le brun ou le bleu, ils avaient tout deux commencé leur mutation, le même jour, de la même façon une fois encore, seule la couleur changeait. Leurs queues avaient perdu leurs poils pour s'allonger et s'épaissir, des écailles avaient commencé à apparaître sur la peau nue. Doucement de petites membranes fines étaient apparues derrières leurs épaules et sur leurs hanches, petites ailes d'alvin, translucides et parcourue de micro veines roses. L'Océan créait doucement ses monstres mais aujourd'hui, dans sa grande bonté, il en rendait un à la terre et au ciel.

Safran aimait son grand-père, tout autant qu'elle aimait son père et son oncle. C'était sa famille la plus proche, les autres raeders commençaient à devenir des cousins de plus en plus lointains qui avaient tendance à rester entre eux alors dans sa solitude d'enfant unique, elle s'était beaucoup rapproché des loups de son petit cercle familiale, tous des mâles étonnamment. De ce fait, malgré de nombreux aller retour entre l'île et le continent, elle avait vu la santé du vieux Eeno se dégrader, poids des années qui n'échappait à personne. La jeune pirate avait toujours eu un pincement au cœur en voyant son grand-père dans cet état, elle n'aimait pas voir les loups vieillir, elle avait comme une certaine difficulté à l'admettre.

Le vieux mâle terminait son hurlement lorsque les deux frères arrivèrent sur le haut de la colline. Chulhei vint s'échouer aux côtés  de son paternel regardant à l’horizon, le soleil se faire engloutir par la mer. Un vent chaud vint lui envoyé ses mèches en arrière, laissant découvrir des cicatrices plus large que celle de son frère sur son visage, héritage de la punition infligé par l'île lorsqu'elle avait cru qu'il la quittait. Il avait rapporté la petite boule de poile qu'était Safran à cette époque. DaeHwan lui alla s'asseoir à côté de l’œuvre de leur père, l'admirant en silence alors que son frère lui entreprit de le briser.

« Alors le  grand jour est arrivé n'est-ce pas ? »

Ton léger, sur l'air de la plaisanterie. Chacun vivait ce genre de moment à sa façon mais la vie était ainsi faite, elle se terminait toujours à un moment donner. Laissant un moment au calme, le brun contempla le paysage devant lui. En contrebas, sur la plage, il voyait la silhouette de sa fille, pêchant entre les vagues, cherchant probablement les derniers crabes à se mettre sous la dent.

En réalité Safran l'avait senti aussi, le moment fatidique alors elle le repoussait comme elle le pouvait. Elle avait vu son père et son oncle sur la colline là haut, elle avait vu son grand-père perdant peu à peu ses forces. Mais elle ne voulait pas aller les rejoindre, elle avait peur de le faire. Elle ne comprenait pas d'où venait ce manque de courage d'affronter cette partie de la vie. Une voix aux paroles mystérieuses raisonnait au fond d'elle : Elle avait si longtemps refuser la mort qu'elle ne savait toujours pas ce qu'il y avait de l'autre côté

Chulhei quitta l'horizon des yeux pour les plonger dans ceux bleus et presque éteint de son père.

« Tu vas nous manquer. »
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Dee
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MessageSujet: Re: Last song on the beach [MORT DE EENO] [ft. READERS]   Mer 11 Juil 2018, 16:52

Quand Eeno avait ouvert ce livre, il n’avait jamais totalement pris conscience des conséquences que ça aurait de l’ouvrir. Avait-il seulement eu la conscience qu’il aurait pu ne pas le faire ? Et quelle conséquence cela aurait-il eu, de ne rien avoir à lui, une progéniture ? La petite brute solitaire esquissa un sourire en ce disant qu’il avait toujours eu tendance à toucher ce qui devait être laisser tout seul et au final, il avait toujours eu des surprises de la part de la vie. Et ce que tous le monde ne savait pas, c’est qu’il avait besoin d’instinct pour le sentir, Eeno était heureux. Il voyait, en cette nouvelle génération, une génération qui était consciente des choses à éviter, des livres à ne pas ouvrir. Certes, le brun ne savait pas tout, mais il espérait du moins, dans son vieux cœur de marin maudit, qu’il ne se serait pas tromper sur leurs compte. Daehwan, Chulhei, Safran. Eeno ouvrit doucement les yeux, agrémenter d’un sursaut lorsqu’il sentit son fils se glisser contre lui, dans un silence qu’il les remercia de garder encore quelques secondes. Eeno ne voyait plus rien d’autre. Que des champs qui ne savait plus fleurir, des simulacres fait par ses pairs pour survivre. Il ne voyait plus ou le savoir avait sa place pour les aider, mais il eu, pendant une respiration, une vision un peu trop exacte de leur passé et de cet avenir qui se répétait. Après tout, la vie, malgré ses vices, et peut importe sa destinée qui en vaille la peine, une nature inondée et vierge, elle prodiguait toujours quelques part, un amour mystérieux.

Le vent du soir tourna doucement vers eux, comme une douce caresse sur les membres douloureux de l’ancien voyageur. Il s’approcha un peu plus de la falaise pour jeter un dur regard sur Safran qui éclaboussait les mou rivages de leur île maudite. Combien cela pesait-il sur elle ? Il tenta de s’excuser mais sachant qu’elle était bien trop loin pour l’entendre il se contenta de lui faire un clin d’œil, légèrement perdu dans les derniers rayons de soleil. Eeno finit par se tourner vers son premier fils, sur qui la malédiction de l’île l’avait bien amoché. Il ne posa pas un regard continue, car le pauvre avait commencer à perdre la vu, mais l’on pouvait sentir dans son regard, que la vie était encore là et qu’il méritait encore un peu d’être un père présent.

-C’est ce qu’on dit oui, hehehe.

Eeeno se tourna vers Daehwan, en lui faisant signe de s’approcher et eu un moment émotif plutôt intense qui lui déchira l’estomac. D’où venait donc cette nostalgie ? Eeno se demanda, à l’instant, s’il y aurait quelqu’un, quelque part pour prendre sa place quand il serait partie, qui prendrait soin d’eux ? Qui leur donnerait assez d’amour et les protégerait des dangers ? Qui allumerait les ombres sur leur visage ? (À cette question, Eeno retira sa question, ses pyromanes préférés s’en chargerait bien). Eeno se redressa un peu, ignorant les craquements que son corps provoqua et se demanda, alors que les vagues venait doucement toucher Safran, entre le sable et la terre, pourront-il se débrouiller seul ? Était-ils prêts ? Eeno se sentit une légère colère monter en lui, car il ne pouvait rien faire de plus. Et il eu peur, d’une certaine façon. Serait-elle là, elle aussi lorsque viendrait pour lui le temps de partir ? Eeno sourit, jetant un nouveau regard sur ses deux fils et souffla.

-Si une grande vague devait tomber, entre le sable et la terre, serez vous vous débrouiller seul ? Si vous avez à fuir, fuyez avec votre cœur. Fuyez avec l’espoir que je vous botterez probablement le cul dans l’ailleurs. Je sais maintenant tout à fait comment j’aurais pu vivre ma vie et comment j’aurais pu la continuer, mais je n’avais jamais espérer que la meilleur façon de le faire, c’était en vous la confiant. Une larme se faufila entre son pelage grisâtre et tomba sur son vieux foulard, qui avait pris du temps à vieillir à son rythme. Safran, est un espoir puissant. Puisse êtes vous en mesure de la tempérer, j’ai échouer avec Paprika, hahahaha.

Eeeno manqua une respiration et jeta tout son amour sur Safran qui semblait s’être arrêter pour nous regarder. À quoi pensait-elle ? Qui était-elle vraiment et que souhaitait-elle devenir ? Eeno, à force d'observation avait déjà la réponse à une de ses questions mais il souhaitait garder cet espoir pour lui.

-Vous me manquerez aussi, terriblement. Chulhei, Daehwan...mes deux fils. Votre père serais fier de vous, lui aussi.
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