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 Cette lune qui brûle, brûle, brûle... ❀ Pv. Illidan

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Jolitemps
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MessageSujet: Cette lune qui brûle, brûle, brûle... ❀ Pv. Illidan   Mar 10 Juil 2018, 22:16

Cette lune qui brûle, brûle, brûle...

ft. Illidan.

Été 2018.
5 ans.


Oh, oui, cette lune qui brille, là-haut, si haut, dans des firmaments de hautes-lumières.
Ce sont ses rayons métalliques qui décolorent ton poil, qui souligne tes hanches rondes et ton ventre plein, de celle qui vient de finir le repas de ce soir. Tu es reine de ces terres, éclatante femelle qui ne manque de rien. La vie appartient à ceux qui mange, après tout, et tu as parfois l'impression être la seule à avoir compris cela. Pourquoi devenir si maigre, pourquoi tant se priver, lorsque naisse ces enfants plus faibles que leur mère, lorsque gémissent ces vieux aux senteurs de pissenlit ? Cette saison est riche en cadavres qui trainent, ici, là-bas.
Et toi qui plante tes dents, dans ces loups qui meurent, de chaud de froid, de faim de soif.

Ta langue de rose passe sur tes fraiches babines. Tu dois être la seule louve plantureuse, aux poils restés délicats. Ton effluve de chaleurs estivales te rendent sirène venue sur terre, défiant lune et soleil, gagnant contre ces éléments à l'excitation bruyante.
Mais maintenant que le panache du repas est chose passée, tu te dois de progresser, de t'occuper de ces Perdus devenus nombreux. Le travail s'était densifié, maintenant que l'incandescence s'était éteinte. Maman était morte, et elle aussi, tu l'avais mangé. Elle était marqué, sur une page de ton livre, de ce livre relié de peau d'animal mort et fait de pages sans mots arrachés à l'avant des livres. Elle y était, oui, à la suite d'un lapin, et avant un louveteau. Après ça, sur les pages qui apparaissaient derrière, et après ton voyage, il y avait beaucoup de loups inscrits. Sans nom. Juste quelque chose, pour les reconnaitre. Toi, tu te souvenais toujours de tout ce que tu mangeais, les noter te permettais seulement de suivre le cheminement de ton estomac. C'était important, pour toi, seulement toi. On savait la famine au nombre de loups mangés, lorsque les proies étaient plus rares qu'un mort oublié sur une pierre.
Plus question de repas, cependant.
Seulement de pas qu'on ne compte plus, et qui t'emmène loin de là. Où vas-tu ? Aux Perdus. Et à ton oiseau de ruine. Tu rentres dans l'eau, bas des pattes pour mieux avancer. Tu nages en silence parmi les ombres des poissons, avec le sol si loin de tes pattes. Tu voles dans cet eau sombre, comme dans un ciel de nuit, à transpercer la lune de ton corps. Et voilà que tu traines ton corps mouillé sur cette plage minérale, sans t'ébrouer. Quelle importance ? Tu restes la plus belle, Jolitemps, tu le sais, et l'eau ne fait qu'accentuer tes effluves.
Où aller, pour trouver l'Oiseau ? Pas besoin de le chercher : il viendra à toi. Tu le sais, tu le sens. C'est ton araignée qui te le dis, elle restée silencieuse le long de ton trajet. Tu n'as qu'à te percher, là où ton odeur se dispersera au mieux. Là, sur ce bateau noir qui tranche le plat de l'île, qui se confond parmi les crêtes.
Il n'aura qu'à voler jusqu'à toi ! Déploie tes ailes, l'Oiseau !

Il ne te faut que quelques foulées, pour rejoindre cet endroit. Tu y grimpes, là-haut, sur le ponton qui grince comme les dents qu'un requin affuterait sur les serres d'un faucon. Tu contournes les trous, abysses de la vie passée du navire. Les mats, les focs, tu ne les regardes pas : il n'y en a plus, ils ne sont que vestiges. Bientôt, tu t'arrêtes.
Là sera ta place, là tu attendras l'Oiseau.
Tu t'assoies, laissant ta queue trainer derrière toi, brassant cet air et ces odeurs. Ta tête se relèves, tu laisses tes babines s'étirer quand tes yeux se plissent. Là, il est là. Tu le sais, tu le sens. Et ton sourire, de se muer en un dévoilement de tes crocs, alors que tu ressens, alors que ton échine se redresse sous un excitant frémissement.

« L'oiseau, dans sa tête, a fait un nid pour les Perdus. »

Rire.
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