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 1 + 1 = 2 [Ezhekiel + famille]

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Oysteria
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MessageSujet: 1 + 1 = 2 [Ezhekiel + famille]   Mar 30 Oct 2018, 10:08

Élaine

Il y a quatre mois

Depuis l’épisode des hyènes, Élaine se sent terriblement fatiguée et courbaturée. Tandis qu’elle ère telle une âme en peine au milieu du Castel, elle se demande si elle ne ferait pas mieux d’aller voir un guérisseur. Elle finit par prendre la décision, et d’un pas lent et traînant, elle se dirige vers la tanière d’un des guérisseurs des Etelkrus. En sortant, elle a la gueule presque aussi basse que ses pattes. Elle n’est pas malade, elle est enceinte. Le guérisseur a été formel, surtout quand elle a été forcée de lui raconter absolument tout ce qu’il s’était passé lors de ce combat avec ces affreuses bêtes. Une certaine honte gênante s’était manifestée à cet instant-là, même si elle savait que toute la meute n’ignorait rien de sa relation avec Ezhekiel, elle avait une certaine pudeur à assumer qu’ils s’était accouplés, et encore plus dans des situations pareilles. Bref, quoiqu’il en soit, elle porte le fruit de cette union, d’une manière étrange, car son ventre ne s’était arrondi que de très peu. Elle ne devait pas être pleine de beaucoup, avait suggéré le guérisseur, suffisamment pour courber son dos légèrement et lui donner une nausée infernale du lever du soleil à son coucher. Elle allait l’annoncer à Ezhekiel, angoissant sa réaction. Même si elle savait qu’il l’aimait, elle ressentait une certaine appréhension quant à cette naissance. Elle était alpha, pouvait-elle devenir mère en même temps ? Après tout, les Etelkrus avaient besoin d’héritiers. Elle soupire alors, doucement, et en voyant son mâle, là, allongé sur le lit de poils et de feuilles qu’elle a confectionné, son coeur s’emballe d’une tendresse infinie. Et alors qu’elle lui annonce la grande nouvelle, une nuée d’oiseaux s’envolent au-dessus du Castel dans un chant assourdissant.

Mais avant même d’avoir réussi à dire quoique ce soit, elle sent une douleur incompréhensible lui transpercer le ventre, puis une flaque se forme entre ses pattes arrières. Vient-elle d’être attaquée ? Si oui, par quoi, bon sang ? Elle se retourne, ne voit rien, puis le noir total. Elle se couche, sous un poids imaginaire, et sent une nouvelle douleur l’attaquer, lui mordre le ventre, les côtes. Et d’un coup, elle sait, la naissance est déjà arrivée, et son ventre si peu rond a faussé toute évaluation du guérisseur. Comme si son corps n’attendait qu’elle prenne conscience de sa grossesse pour lui donner son terme. Elle pose ses yeux clairs sur Ezhekiel, paniquée et inquiète, puis finit par pousser un hurlement déchirant, la souffrance revient, plus forte que jamais, et elle réagit à ses instincts en poussant fort. Si elle avait su que la douleur était si grande, elle aurait sûrement réfléchi à deux fois avant de séduire Ezhekiel ce jour-là. Elle n’a même pas eu le temps de se préparer à cette naissance, à cet amour qui va apparaître. Et si elle ne le ressentait pas ? Et si le délai était trop court pour que l’attachement se fasse ? Elle panique encore plus, tandis que son corps pousse, comme s’il était indépendant de son esprit. Elle hurle à la mort, serre si fort les mâchoires que ses babines tremblent; son chignon se défait pour laisser ses longues mèches se répandre autour de son visage. Et d’un coup, le soulagement. Elle sent quelque chose passer, puis sortir. Et elle se sent mieux, bien mieux. Derrière elle, entre ses pattes trempées de sang et de liquide amniotique, une petite poche contient un louveteau, un min-elle, un mini-Ezhekiel. Et en la voyant, tous ses doutes sont balayés, elle se sent rayonner d’un amour si fort qu’il semble illuminer la modeste tanière. Elle ramène contre elle le petit, déchire la poche dans laquelle il était contenu, puis l’observe, attendant son premier souffle, son premier couinement. La petite gueule reste inerte, et d’un coup, elle s’ouvre et aspire une goulée d’air gourmande et sauvage. Il se met à couiner, se tortiller, trempé jusqu’aux os, Élaine le récupère et le pose contre elle, contre son ventre. Le petit, bien que nouvellement né, a bien compris son but, et il se met à téter d’une façon farouche. Soulagée, elle se dit que c’est sûrement pour cela que son ventre était si plat, il n’y avait qu’un louveteau. Elle se sent triste, les louves ont souvent trois ou quatre petits, eux, ils n’en ont qu’un.

Et tandis qu’elle observe amoureusement le petit Ezhekiel, une crampe l’assaille à nouveau, et le travail recommence. Un deuxième ? Elle prie pour que ce soit un deuxième petit qui la fasse souffrir ainsi, et non pas une mort sulfureuse et imminente. Les sensations sont les mêmes, elle hurle à nouveau, nouvelle flaque de sang, puis le soulagement, l’extraction du petit dans sa poche de survie. Elle le ramène contre elle, perce également la poche et le regarde, tendrement. Elle est mère, c’est arrivé si vite, mais pourtant, ils sont là, tous les deux. Le petit prend, comme son aînée, une goulée d’air avide, puis un couinement ravissant réjouit Élaine. Elle le dépose contre son ventre, et laisse le petit téter, épuisée. Elle finit par lever les yeux vers Ezhekiel, et l’amour qu’il y lira sûrement est d’une force inimaginable. Elle l’aime, d’un amour incommensurable, un amour éternel et infini. Contre son ventre, deux petites boules de poils vivent et se nourrissent dans un concert de petits couinements et gémissements fragiles. Élaine est mère, Ezhekiel, père. Mais Élaine est surtout folle amoureuse de ces trois lupins près d’elle, sa Famille.

Aujourd’hui

« Arrête de mâchouiller l’oreille de ta soeur, Jag ! »

Elaine soupire. Ces louveteaux sont des monstres, boules de poils emplies de tant d’énergie qu’il devient compliqué de les laisser côte à côte plus de trente secondes. Ils sont plus grands à présent, ils ne tètent qu’à de rares occasions, plus par plaisir et gourmandise que par nécessité mais Elaine les laisse faire. Depuis leurs naissances, Ezhekiel et elle sont les plus heureux parents du monde. Jagger écrase sa soeur, de sa silhouette lourde et pourtant si petite, ses tous petits crocs mâchonnent avec vigueur l’oreille de sa soeur, Ezel. Elle les observe, confiante et amoureuse de ces enfants. De petits couinements et gémissements se font entendre, ils s’entraînent à devenir de grands guerriers. La jeune maman se lève, attirant tout de suite l’attention du petit mâle. Jagger couine, inquiet de voir sa chère maman partir plus loin. Alors, avec ses petites pattes dodues, il s’élance à la poursuite d’Elaine. Cette dernière se dirige vers les dédales du Castel, elle s’approche d’un point où elle a vu sur la cour intérieure du repaire. Elle observe, regarde si tout va bien. Quelques loups sont là, vivent paisiblement. Elle reste plantée là, le regard dans le vide, méditant sur toutes les péripéties et tous les obstacles que les Etelkrus ont vécu depuis sa nomination au rang d’Alpha. Elle soupire quand elle sent quelque chose lui mordre la queue. Elle se retourne et découvre qu’au lieu d’attirer les petits mammifères, elle a péché un petit Jagger. Il la regarde d’un oeil amusé, content de sa prise, sa petite queue courte fouette l’air avec vivacité, tandis qu’il ne lâche pas le brin de poils de sa mère.

Elle sourit et dépose une léchouille sur le crâne de son fils. Bientôt arrivera le moment où elle présentera officiellement ses petits à toute la meute. Elle regarde plus loin, guettant Ezhekiel. Il a quitté tôt la tanière ce matin, provoquant un rapprochement en force des petits contre son ventre, la gueule à proximité des mamelles, en éternelle quête de lait. Elle sourit, et regarde sa fille, restée dans la petite couche constituée de poils et d’herbes. Elle s’approche d’elle, lui dépose un baiser sur le crâne et se retourne vivement pour attraper son fils, pour l’heure du bain. Sous les protestations de Jagger, elle se retient d’exploser de rire. Sa petite voix fluette ne fait pas peur du tout, et tandis qu’il grogne et aboie à moitié, ou plutôt miaule à moitié, elle le rend propre comme un sou neuf, dans l’optique de sortir avec eux et leur père, pour qu’ils découvrent leur beau territoire et sa richesse.
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O-Shana
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MessageSujet: Re: 1 + 1 = 2 [Ezhekiel + famille]   Mar 30 Oct 2018, 16:16


EZHEKIEL


Quatre mois plus tôt

Les activités de la veille m'avaient éreinté. Je sentais mes pattes lourdes sous mon corps usé, et j'avais pris la décision de flemmarder sur notre paillasse. Le petit matin commençait à décliner pour laisser place à un ciel bleu clair dénué de toute trace nuageuse. Puis la douce chaleur qui émanait de l'âme qui partageait mes côtés depuis plusieurs années déjà disparue tandis qu'Elaine se levait. Humpf, pour une fois que je souhaitais lézarder il fallait que ça soit elle qui prenne le large. Je me sens grommeler et mon humeur matinale me convainquit de m'en tenir à mes plans initiaux. Que ma femelle fasse ce qui lui chante après tout. Mais bien vite la brume s'effaça de ma matière grise lorsque mes pensées se tournèrent vers ma belle. Depuis quelques temps elle n'était pas en forme. Si elle ne m'en parlait pas, je la connaissais assez pour voir qu'il y avait quelque chose de différent. Même ses effluves avaient légèrement changé, rappel persistant qu'il y avait un problème chez elle. Et aussi puérile que cela puisse paraître, j'évitais de lui en parler, de peur qu'elle ne m'avoue que j'allais la perdre prématurément d'une quelconque maladie. Aussi faisais-je l'autruche, attendant avec angoisse que la fine louve m'avoue tout d'un jour à l'autre.
Puis mes pensées dérivèrent vers des sujets tout aussi importants : l'avenir de la meute, sa gestion, la direction que nous devions lui faire prendre. Tant d'éléments me turlupinaient au fur et à mesure que je sentais ma carcasse devenir un poids tracté par des muscles vieillissants. Je n'étais pas aux portes de la mort, mais il fallait être lucide, il ne me restait pas dix ans à fouler mes terres tant chéries.

J'interrompais mes pensées en sentant Joli Cœur revenir dans notre tanière. Une tension étrange plane dans l'air, et je roule pour la voir... Et mon cœur loupe un battement, perd la cadence calme et régulière qui me permet de rester serein. Mes yeux écarquillés accrochent les siens alors qu'elle se couche le supplice évident. Avant même que je ne m'en rende compte je suis près d'elle, susurrant des paroles inaudibles, mélange de douceur et de panique.

« Elaine ! Ma douce dis moi ce qui t'arrive Joli Cœur, qu'est-ce que je dois faire ? Qu'est-ce que je peux faire ? Que s'est-il passé ? Que... »

Son hurlement me déchire les tripes, me fait saigner à blanc mon organe vital si perturbé par la situation. Je me presse de ramener un bout de notre paillasse sous sa tête, ne sachant trop quoi faire d'autre. Je sais qu'elle a peur, autant que moi probablement voire un peu moins, l'impression que je vais faire une crise cardiaque n'est pas loin. Je me couche au niveau de sa tête, lui léchant la truffe t écartant les mèches de jais pour lui faire de l'air. Ses muscles se contractent comme s'ils cherchaient à sortir de son enveloppe charnelle. C'est effrayant, et assez glauque à voir. Je vais la perdre, je ne vois que ça. Un énième hurlement résonne dans les artères de notre repère et m'arrache une larme désespérée devant l'agonie de ma compagne.
Et alors que je pense son dernier souffle arriver, tout son corps se détend. Interloqué, je reste couché face à elle, figé dans une immobilité peu naturelle. C'est ainsi, que je la vois se contorsionner pour ramener une forme gluante et sale contre elle. Mon cerveau bloque, dans le déni le plus total face aux informations envoyées par mes globes oculaires.  Que ?... Je l'observe percer la poche pour libérer cette petite forme agitée qui s'empresse de téter. Je suis incapable de parler. Je m'approche en rampant du nouveau né, dans l'impossibilité de me relever et de tenir sur mes pattes. Je collais ma truffe et humais le petit être, et enfin ce fut le déclic. J'étais... Papa?!

Mon regard se reporte sur Elaine, les yeux humides d'émotion et d'incompréhension, mon corps débordant de tout l'amour que je n'avais découvert qu'avec sa présence à mes côtés. Et quand je revois la grimace envahir son faciès, je n'hésite plus, je n'ai plus peur. Seule la joie et l'impatience résident, ayant balayés sans ménagement tout le reste. Je la soutiens dans cette seconde naissance, et et le cadeau est aussi beau que le premier. Je n'ai rien vu venir, rien anticipé, et c'est probablement pour cela que l'émotion est si forte. Nous étions deux, désormais nous sommes quatre. Je lève ma tête et hurle. Puissamment, un message d'amour et d'euphorie que je veux faire partager à tous les miens, à tous ces êtres qui m'ont fait assez confiance pour me garder à leur tête toutes ces années durant. Aujourd'hui c'était notre tour, notre moment de venir grossir les rangs des Etelkrus des deux plus beaux bébés du monde. Me posant près d'Elaine et des petits, je lui murmure dans un coup de tête câlin :

« Alors maman, on fait des cachotteries ? Tu es la plus belle mère du monde Joli Cœur. »


***

A l'époque actuelle


J'ai du partir tôt dans la matinée, abandonnant ma famille pour aller m'occuper de la meute. L'approche de l'hiver nous imposait de garnir les stocks, de vérifier les fonds et de s'assurer que tous allaient pouvoir passer l'hiver dans les meilleures conditions qui soient. Je préférai laisser Joli Cœur s'occuper de notre marmaille agitée et préparer le reste. Notre vie avait considérablement changé depuis cette matinée ou Ezel et Jag' étaient arrivés. Ils grandissent, trop vite sûrement, et deviennent chaque jour un peu plus robustes. Des caractère bien trempés, je suis certains que ça leur vient de leur mère ! Un sourire s'ébauche sur mes babines et je sens mon esprit divaguer alors que je prends la route du retour.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, je m'implique pour eux. Même si je sais parfaitement que je suis pataud et ignare par moments, l'envie d'être là ne me quitte pas. J'arrive en trottant dans la cour du château naturel, et trépigne lorsque plusieurs loups m'interrompent dans ma quête pour moult raisons diverses.

Je les cherches des yeux, puis m'enfonce dans les nombreux canaux d'accès me fiant à ma truffe et à mon instinct pour les retrouver. Et la première que je vois n'est pas ma compagne, mais une petite forme svelte qui rampe discrètement pour prendre la poudre d'escampette. Diantre Ezel finira par avoir notre peau. Je m'approche furtivement dans son dos, baisse la tête de manière à avoir ma truffe proche de son oreille et je me mis à gronder. Menace caduc, mais Le petit lardon qu'elle était se figea instantanément et se ratatina sur elle même. Je lui collais un coup de truffe affectif sur l'arrière du crâne. Les yeux baissés vers le sol, elle pivota pour reprendre la direction de sa mère et je l'entendis me murmurer un « Bonjour papa » peu amène. Je me retins de rire, ne souhaitant pas casser mon air autoritaire et mécontent.

La suivant pour m'assurer qu'elle ne feinterait pas une seconde fois -encore qu'elle ne le faisais pas en ma présence, j'arrivais jusqu'à Elaine et Jagger. La tête mécontente de mon rejeton me rappelais la mienne quand on m'annonçait une mauvaise nouvelle. Par les Dieux qu'allons nous faire d'eux ?
Je m'avachis contre Joli Cœur et posais ma tête sur son dos après avoir leur avoir administré un coup de tête familier à chacun. L’œil et le ton rieur, je lui lançais :

« Alors, tu survis ou bien c'est le jour ou nous décidons de les vendre au plus offrant ? »

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