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 {Passe Ventue} Regret et tentation [Jolitemps]

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Oysteria
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MessageSujet: {Passe Ventue} Regret et tentation [Jolitemps]   Dim 11 Nov 2018, 16:58

Arleston

Une douleur infecte se répand dans tout son corps, se propage comme un virus dans son sang. Arleston court depuis si longtemps qu'il ignore où il est, ses pattes sont ankylosées, il a mal aux muscles de ses épaules, de ses cuisses. Mais il ne s'arrête pas. Les larmes coulent, ou plutôt volent derrière lui, laissant une trace de son passage qui se mêle à la pluie qui commence à tomber. Ses longs cheveux rouges sang sont sales de terre,  et quand il s'arrête enfin, il regarde autour de lui. Il est à la Passe Ventue, sans avoir fait attention, son cœur, ses pattes l'ont mené au sommet d'une falaise immense. Il reste là, un instant, sans bouger. Le souffle court, la langue basse, il halète et reprend sa respiration normale. Les larmes coulent à nouveau, à flot. Rivière intarissable de tristesse, de regret. Il a attaqué sa propre sœur. Il ignore pourquoi, il se souvient juste du regard effrayé de Morrow, du goût du sang dans sa gueule, et de la tache brune qui colorait son cou. Il sent un haut-de-cœur l'assaillir, le goût du fer revient sur sa langue pâteuse, il s'écarte et vomit toutes ses tripes. Fatigué, il lève ses yeux d'or vers le ciel gris de nuages menaçants. Le vent souffle avec violence, et le bruit de la rivière plus bas rend l'ambiance lourde. Il s'éloigne de la flaque sombre, et le goût du sang est toujours présent. S'il avait regardé ce qui est sorti de sa gorge douloureuse, il aurait vu un amas de bile transparente, et de sang. Son cœur pompe si vite le sang qu'une migraine se déclare. Il n'entend presque plus rien, un acouphène le rend presque sourd. Il regarde autour de lui, la panique dans les yeux. Malgré sa carrure imposante, il se sent si petit. Si faible.

Sa tête bourdonne, son esprit s'embrume, il se sent mal, pris au piège. Il s'approche du canyon, titubant à moitié, et arrivé au bord, ses orteils dans le vide, il louche vers le bas. La longue rivière en contrebas semble déchaînée, le vent souffle si fort que certaines branches s'arrachent des arbres pour finir dans l'eau. Arleston regarde avec envie ces bouts de végétation, le brouhaha de son esprit se mêle à celui de la rivière, il frissonne tandis que les larmes coulent à nouveau. Que s'est-il passé ? Pourquoi a-t-il attaqué sa sœur ? Il aurait pu la tuer, il le sait, il le sent. Il a eu envie de la tuer, et jamais ce gros nounours rouge n'a eu des idées aussi violentes, aussi sanglantes. Il avait envie de la tuer, il le désirait, plus que tout au monde. Pourquoi ? Il aimait Morrow, elle compte tellement pour lui, après tout ce qu'ils ont vécu, leur séparation, leur retrouvaille. Non, jamais il ne voudrait la tuer. Mais alors, pourquoi ? Un râle de douleur monte dans sa gorge, et il se met à hurler de rage, de tristesse, de désespoir. Son cri se perd dans l'enfer de la rivière et du vent. Les larmes redoublent, la pluie mouille son pelage, lui donnant un air pitoyable. Il ferme les yeux un instant, laissant la tempête l'envahir. Tempête intérieure, ou extérieure. Il soupire longuement, il n'en peut plus. Il se rend compte soudainement que sa vie ne tient à rien. Il n'est que le frère de Morrow. Il n'a personne. Morrow a deux sublimes filles, elle semble épanouie, elle a eu une vie importante, des responsabilités. Lui, il n'a rien. Il se fait vieux, et il n'a personne. Ni louveteaux joyeux courant autour de lui, ni femelle aimante qui l'embrasserait au petit matin.Il repense à toutes celles qu'il a côtoyé, qu'il a admiré d'un regard envieur. Vivaldi, Neït, Jolitemps. Toutes ces femelles qui le rendent fou, toutes celles qui auraient pu faire de lui le plus doux des agneaux. Il se rend compte alors de ce qu'il est. Il est pitoyable, seul. Son seul véritable ami était un vieillard rancunier et râleur. Et la seule personne qui compte à ses yeux, il a voulu la tuer. Et les femelles qu'il avait désiré, elles sont en couple entre elles, ironie du sort, ou alors amoureuse d'un plus beau, d'un plus fort, d'un plus courageux.

Il rouvre les yeux, et se perd dans le long ru plus bas. Il sent alors qu'il devrait sauter. Il en a envie. Il le mérite, après tout. Il a voulu tuer l'alpha, peut-être est-il déjà recherché pour haute trahison ? Les Lazulis le retrouveraient, et le puniraient. Peut-être que Morrow ou Anastasia demanderait son bannissement à tout jamais. Il se retrouverait sans rien, encore une fois. Il ne le supporterait pas. Il regarde le ciel, la gorge serrée par les sanglots, par la rage. Il voudrait hurler à Ao d'aller se faire voir, lui demander pourquoi Elle laisse tout ça arriver, il voudrait la supplier de le tuer, là maintenant. Mais il est trop couard pour défier les dieux. Encore moins la Dragonne. Il baisse la tête, et gronde contre lui-même. Abruti, abruti, abruti. Il se déteste, juste pour avoir eu cette envie de sang, de meurtre, il se hait pour avoir désirer tuer la seule sœur qu'il possède, la seule personne qui l'aime en ce bas monde. Elle l'a accueilli parmi sa meute, elle l'a laissé tranquille quand il dormait comme un ours, elle a toujours été là pour lui. Il regarde encore une fois l'eau plus bas, puis ferme les yeux. Ce sera mieux pour lui, pour elle, pour le monde. Il n'attend qu'un coup de vent, une ultime rafale. Et il se laissera tomber. Il fera en sorte d'activer une dernière fois son pouvoir pour se changer en pierre pour mieux se briser plus bas, en mille morceaux incollables, et non reconnaissables.

Que la mort semble effrayante, parfois, mais à cet instant, Arleston voudrait l'accueillir avec douceur et reconnaissance.
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MessageSujet: Re: {Passe Ventue} Regret et tentation [Jolitemps]   Lun 12 Nov 2018, 20:51

Regret et Tentation

ft. Arleston

Automne 2018.
6 ans et demi.


Alors que lui courrait à en perdre son souffle, que ses pattes auraient pu s'arracher à chacune de ses folles foulées, toi, ma Joli', tu marchais la tête haute et le pas lent. Tu faisais danser ta queue au tempo de ton avancée vers une occupation méconnue, laissait s'agiter les babioles qui s'harmonisaient à tes courbes élégantes. Tes longs cheveux sont eaux limités, cascade sur ton cou.
Oh ! Tu ne marchais pour te pavaner, qu'on s'y détrompe. Tu ne le faisais que pour progresser vers un nouveau versant de ta vie, vers ce petit moment qui n'attendait que toi. Savais-tu de quoi il s'agissait ? Non, ni toi ni l'araignée n'aurait pu savoir ce que même l'immédiat avenir aurait pu vous réserver. C'est ce qui rendait le quotidien palpitant, que de découvrir de quoi il serait composé. De le savoir à l'avance n'aurait fait que rendre fade une vie déjà trop courte, où il était nécessaire de rire une fois tous les jours sous peine de s'enfoncer dans les méandres des pleurs.
Comme lui, tiens, celui qui file telle l'étoile non loin de toi. Tu croises de loin son chemin sans qu'il ne puisse te voir, t'arrête un instant pour lever ton nez vers le ciel qui se grise.

L'odeur, l'odeur !
Tu la connais, cette odeur !


C'est celle des conflits et des bagarres, c'est celle qui reste toujours en dernier, qui gagne tous les museaux. C'est le sang, oui, et sa grisante effluve.
Ton échine se dresse, la salive monte en ta bouche. C'est excitant. Ça te pousse à ne pas passer ton chemin, à approcher alors ce mâle aux mélodrames.
Tu ne sais pas, ce qui a bien pu lui arriver, tu n'as suivi les évènements. Ce qui se passait sur ces terres ne pouvait te concerner, tu ne te focalisais pour ta part que sur ta propre quête inachevable, de chasser les Perdus qui planaient ici et là, ceux qui depuis ton arrivée n'étaient plus qu'un nombre rare. Les cerfs et pumas qui s'abreuvaient de liquide interdit n'étaient de ton intérêt, tu laissais ça à ton ami cornu. Les dieux n'avaient qu'à régler leur propre problème, n'étaient-ils pas tout puissant ? Ou ne se cachaient-ils que derrière quelques éclats pour mieux éblouir sans jamais agir.
Tu te moquas doucement des loups à lumière, ceux qui se laissaient berner par les menteurs. Il n'y avait que lui, pour mériter d'un peu de ton attention.

Car tu le connais, oui, tu n'as pas oublié Loup de Sang. Il est un peu à toi, un tout petit peu : moins que l'Oiseau ne peut l'être, lui et son cœur presque mort, mais il l'est quand même. Car si tu jetais de ta mémoire ces rencontres inabouties, inintéressantes, celles qu'on ne finissaient pas, lui n'avait laissé le temps l'effacer de ta disjonctive mémoire. C'était un choix non regrettable, maintenant que tu pouvais flairer son drame, celui qui t'appelait comme la tasse de thé sur son napperon de dentelle.
Tu aimais les histoires qui commençaient mal, elles avaient mérité de te faire tourner quelques pages de plus. Tu l'aiderais peut-être à en tourner une, toi, n'est-ce pas ? Allez, allez ma Joli', presse-toi auprès de lui, approche-toi un peu plus, laisse ton odeur inonder ces lieux comme le vent qui arrive.

Trois petits pas et puis voilà, tu t'arrêtes, proche mais pas si prêt.
Tes yeux se posent sur le loup en sang, ce loup de sang. Tu le regardes dans l'exercice de son spectacle au bord du vide : il fait se dresser les poils de ton échine. As-tu peur, pour lui ? Tu ne crains ni pour personne ni pour toi. Voudrais-tu le voir tomber ? Il serait dommage de maintenant le perdre, lui qui avait occupé un rêve croisé avec toi, lui que tu avais revu et qui avait pour toi tourné la tête. Le rouge était ta couleur préférée, celle qui englobait son pelage tout entier, il méritait pour cela une petite attention de ta part.
Alors, ça ne devait être que le vent, oui, venu ébouriffer dans son impolitesse les grands poils de ton dos. Tu souris, penches la tête sur le côté, n'hésite un instant à te lever. Tes pas te mènent près de lui, déjà le vert tendre revient trouver le vermillon au vrai sang.

« Loup de sang camouflé au travers de celui-ci, laisse-moi te trouver avant que Mort ne le fasse. Je suis bien plus belle qu'elle, ne cède pas à ses appels. »

Te soufflais la coquine araignée qui avais eu raison de ta dernière phrase.
Ton sourire illumine ton minois d'une étrange clarté, tes yeux se plissent et tu le regardes. Tu n'as fis de son état émotionnel, de ses tourments, du vital qui le macule. Toi, tu préfères longer son corps du tien, jusqu'à ce que ton museau se glisse tout contre sa joue. Qu'il te regarde, te reconnaisse.
Qu'il oubliette ses problèmes et se souvienne plutôt de toi, qu'il te parle et te touche, là était la solution au moindre de ses malheurs.
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