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 [RP Halloween] Viens-tu chercher la part de ton repas ?

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Jolitemps
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MessageSujet: [RP Halloween] Viens-tu chercher la part de ton repas ?   Mar 03 Oct 2017, 07:32

Viens-tu chercher la part de ton repas ?

Mise en contexte : Durant une étrange rencontre, où les discussions étaient brouillards et où les interlocuteurs se seront perdus dans quelques abîmes, Arleston sera venu à saillir Jolitemps, alors âgé de 4ans. Le bois de l'Oubli a brûlé, et là sera leurs retrouvailles...ft. Arleston

RP CONCOURS HALLOWEEN – Automne, 31 octobre.




Tu souffles.
Ton ventre rond, où se répandent ces spasmes, ces soubresauts décadents, te gêne. Entre tes pattes a déjà couler les eaux, mouillant ta queue, collant à ta chair les poils de tes cuisses. Tu marches, les crocs découverts, les oreilles en arrière, te léchant parfois les babines en poussant un râle difforme. Tu as mal. Tu souffres.
Tu étais pleine de ces enfants, ces enfants que tu t’apprêtais à mettre au monde. Dans l’attente de leur venue, alors que le travail ne faisait que débuter, tu arpentais les sentiers oubliées d’une forêt à l’âme morte. Une forêt brûlée, où l’on n’y voyait pas grand-chose, où tu pouvais sentir la plainte mélancolique des feuilles vertes mortes sous le feu, et qui venait souffler dans tes cheveux, murmurer à tes oreilles. Loin est le requiem de l’automne, loin est l’incantation du Printemps.
Tu marches sur quelques ossements, qui craquent sous tes pattes.
C’est le chant des petits os, comme chanteront bientôt tes premiers nés. Ils cliquettent sur le sol, dans l’attente de leurs compères bientôt là, que tu sens descendre dans ton bas-ventre, poursuivre leur chemin vers la liberté utérine.

Une chauve-souris passe, une chouette trépasse. Tu écoutes les cris, les plaintes lugubres de l’endroit. Est-ce que tu as peur, Jolitemps ? Ne règne que le noir, que la cendre et ces arbres morts, que ces petits segments blancs d’animaux sur lesquels tu laisses parfois quelques gouttes de ton sang, alors que ton corps se contracte, que tu gémis entre tes mâchoires entrouvertes, un cri qui vient des entrailles.
Tu t’enfonces encore un peu, pour mieux te cacher dans les aubépines brûlées. Que les formes de leurs ombres te dessinent une cage, qu’elle te coupe de ce monde.
Et puis voilà que tu n’es plus seul.
Ton premier bébé, déjà né ? Non. Là est le spectateur de la naissance, l’ombre qui grandit et qui s’étend. Des yeux qui brillent, derrière ces troncs calcinés, qui te fixent et qui se plissent. Il y a une étrange odeur, dans l’air, maintenant. Ça sent la charogne, d’un animal écrasé depuis trop longtemps, d’un corps oublié et où l’on pourrait voir les vers s’agiter de la bouche, danser par les oreilles dans une solennité de décomposition. Ce sang sec au fond d’un textile, cette peau devenue putréfaction.
Tu la reconnais, cette odeur, elle t’est comme familière.
C’est l’odeur de la Mort.
Et voilà qu’elle s’approche, cette même amie ayant assisté sa mère, cette même amie qui t’aura entendu pousser ton premier cri. Cette même amie qui aura vu Maman manger Bleu et Gris, pour te les coudre sur la cape que tu portes sur ton dos.
Maintenant, elle est là pour toi, pour voir les voir naître, eux. Pour te les voir les dévorer, un à un, comme vous saviez si bien le faire dans votre famille.
La Mort aimait le spectacle qu’était les enfants consumés.

Tu t’écroules sur le sol, un nouveau gémissement passe la frontière de tes babines.
Puis tu te relèves, en position assisse, pour mieux pousser, avant d’attraper de tes dents cette poche qui sort de toi, pour aider ce petit à naître. Tu la perces, tu lui offres ses premières gouttes d’air, son premier cri de vie. Il est vivant, c’est un mâle.
Ton travail continue, longues heures sous le soleil qui devient lune, sous le vent qui devient froid, sous la Mort qui regarde et qui s’agite, qui fait claquer ses dents prêt de ton oreille.
Et tu finis allongée, ton dos contre une roche, le sang sur les épines des pins. Il fait nuit, tu entends gronder l’orage au loin. Il viendra nettoyer ton sang, tu le sais.
L’orage est bon, quand il apporte la tempête avec lui.

Tu regardes ces quatre enfants. C’est une grosse portée, et la Mort hurle comme ton estomac.
Un est déjà mort, il est né sans vie. C’est le premier qui vient trouver tes crocs, alors que tu déchires le cuir de sa peau en y emmenant son pelage rougeoyant. On l’aurait dit fait de sang, comme pouvait l’être son père. C’est pour ça, qu’il t’avait plus, ce père de ces enfants qui retourneraient pourtant dans ton ventre, à une autre place que celle occupée jusqu’à présent. Cette couleur d’engeance, qui t’avais fait un peu jouer. Ces paroles prononcées, pour saisir le loup de muscles et de tête, au point qu’il ne cède à la déchéance masculine, à ce qu’il ne vienne sur ton dos pour s’introduire dans ton royaume, pour marquer en toi quelques vas et viens et te transmettre cette partie de lui qui avait pris possession d’une partie de ton corps.
Tu les avais sentit grandir en toi, ces enfants.
Ils avaient bougé, appuyés leurs pattes contre la paroi de ton ventre, marquant de bosses ton corps. Maintenant, c’était toi, qui pouvait t’appuyer contre eux. Ton nez dans leur poils, parfois rouge, parfois vert, parfois brun marqué de vert, parfois de sang maintenant que tu as déjà arraché sa peau. Tu la coudrais bientôt sur ta capeline.
En attendant, tu te repais de lui, sous les récriminations des trois autres petits. On aurait dit de petits gloussements, heureux du sort de leur frère mort avant eux. Ça te fait rire, toi aussi.
Ils sont drôles, ces enfants.
Dommage que leur sort serait là le même.

La Mort, elle, remue sa queue, montre ses dents, alors que tu termines de manger le petit mort. Tu laisses les autres venir prendre la tétée, venir s’appuyer contre tes mamelles pour en soutirer le lait. Ils les pincent, ils en font sortir le colostrum, ils arrondissent leur petit-vente. Ils ont si faim, eux aussi ! Ainsi, leur chair prendrait le goût gras du lait, leur viande de devenir plus tendre sous les crocs de Maman.
Lorsqu’ils sont blottis les uns contre les autres, contre toi, ton travail reprendre. Pas celui d’accouchement, lui est déjà fini depuis longtemps, alors que reste ces ersatz de placenta qui font briller les épines du sol, le sang et la structure du mort-né.
Le même protocole, tout est si précis, structuré.
On saisit la nuque entre les crocs. Leur petits fourrurures te fait l’effet d’araignées, qui viennent apposer leurs huit pattes contre ta joue. Alors, tu serres, et le bébé s’affole. Il ne glousse plus, et à ton oreille vienne te plaire le premier refrain de douleur du nouveau-né. Lorsque sa tête retombe sur le côté, que sa langue s’est expulsé du fond de sa gueule pour pendre mollement d’entre sa mâchoire, que ses yeux se sont révulsés et que le sang en a jaillit comme un filet, tu arraches le cuir portant la peau, la partie superficielle du derme, pour l’étendre de côté. Tu laisses sécher la peau des louveteaux, mieux sera ainsi leur fourrure que tu viendrais coudre avec celles de tes frères, agrandissant là ta collection de peaux mortes. Et puis tu te repais, ton ventre se remplit de cette viande. Tu arraches les lambeaux, les avales goulument.
De loin, on entend le clapotis du sang, les bruits de succions de ces morceaux aspirés, les gémissements qui s’apaisent au fur et à mesure qu’il n’en reste plus.

C’est bon, Jolitemps.
Tu n’as plus faim maintenant.

Et puis le vent te mène son odeur, entre les branches mortes de la forêt noire. Plus celle de la Mort, non, elle est déjà avec toi, attentive jusqu’au bout. L’algarade est terminée, désormais, vient le temps de cette fortuite rencontre.
Ta voix sonne comme le cristal brisé, tu ris et tu lui parles, alors que tu cherches son ombre entre celles des arbres, que tes yeux d’un bleu si clair veulent retrouver le temps de quelques pas les siennes.

« Viens-tu chercher la part de ton repas ? »

Les dents de la Mort claque dans le vide, elle rigole. Tu la fais rire, comme ne rira peut-être pas le loup rouge comme ce sang entre tes cuisses.
Tu te lèves de ta place. Un peu difficilement au début, mais tu y arrives. Et tu t’approches de lui, tu tends le cou, ton museau venant si proche du sien.
Embrasse-moi, et goûte mes lèvres et tes enfants.
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Oysteria
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MessageSujet: Re: [RP Halloween] Viens-tu chercher la part de ton repas ?   Dim 15 Oct 2017, 22:02


    Arleston

    Quelque part, sous le regard effrayant des arbres étalant leurs branches dénuées de toute feuille, une biche mettait bas, vociférant d'horribles plaintes, gémissant de douleurs, tandis que le faon sortait peu à peu, centimètre par centimètre, plus éprouvant l'un après l'autre. La jeune mère avait le pelage sombre, et des puces mordaient sa peau avec une agressivité exquise : elles étaient excitées de sentir leur hôte se donner corps et âme pour leur procurer leur nouvelle proie. Le bébé, silencieux, semblait attendre que le travail soit terminé, las, déjà, d'être sur terre, et de respirer cet air toxique. Au-dessus des deux seuls êtres vivants de la forêt, des centaines de moucherons, moustiques et autres insectes volants tournoyaient avec hâte et sans but. Le côté sombre de la nature semblait se démener. Peut-être était-ce l'ambiance de l'automne qui animait toute la forêt. Qu'importe la raison, cette partie du sous-bois était la plus repoussante. Le sol, jonché de minuscules épines abandonnés par des conifères prétentieux, était sec, dur et sans aucune fertilité. Aucun brin d'herbe ne poussait, aucune fleur, même la plus banale et la plus résistante n'osait pointer le bout de son nez, craignant sûrement de crever de peur. Des milliers de fourmis grouillaient, des larves se tortillaient, d'énormes rats se bousculaient autour de la jeune mère et de son petit, patients, dévorant d'avance du regard cet attendrissant événement. Une fois le calvaire de la mère abrégé, elle se tourna pour attraper la chaire de sa chaire et son cœur se brisa quand elle vit que le petit avait le cordon ombilical autour de son cou, serré comme une corde, ses grands yeux bordés de cils noirs révulsés, un filet de bave, mêlé à du sang, coulant le long de sa gueule béante. Petit fœtus à peine né, mort avant même d'avoir eu le temps de jeter un bref coup d’œil à la responsable de sa souffrance. La femelle se détourne, laissant le petit corps inerte tomber sur sa croupe. Elle se sent mal, nauséeuse, du sang et du liquide amniotique apportent une odeur atroce à ses narines. Elle ferme les yeux, pour laisser échapper une larme, et d'une voix déchirante, elle gémit son désespoir. Pour les rats et leurs compères, c'est le signe qu'ils peuvent commencer le festin. Les rongeurs, plus gros et plus rapides, se jettent les premiers sur le faon, arrachant avec délectation la chaire tendre, encore tiède. Leurs petits cris de joie font souffrir la jeune mère, elle donne des coups de pattes, essaye de les repousser, elle grogne, du mieux qu'elle le peut, claque des dents, remue sa queue mais rien n'y fait, les voraces avalent à une vitesse hallucinante, et elle voit alors son fils se faire privé de sa chaire, de sa peau, de ses veines encore battantes. Puis le sang s'écoule encore, une douleur atroce, passagère. Un des rats a mordu sa peau, à elle. Elle n'est pas morte, elle ne mérite pas ça, mais elle est bien trop faible pour se dégager de leurs griffes. Elle pose la tête sur le sol et pleure, silencieusement. Les yeux grands ouverts, elle regarde ces assaillants la mordre, la dévorer, elle et son petit. Les rats sont laids, ils sont gros, obèses même, leurs poils hirsutes aussi noirs que les ténèbres sont constellés de tache de sang, de gras, de semence à l'origine inconnue, d'excréments. Ils sont laids. Et ils sont voraces. La jeune mère croit même voir un sourire sadique se dessiner sur leurs gueules ensanglantés, leurs deux canines jaunâtres brillant comme des lucioles dans l'obscurité de la mort. Elle s'abandonne. Elle ne veut plus lutter, elle n'en est pas capable. Et avant même de pouvoir fermer les yeux et de s'offrir à la mort paisiblement, un rat plante ses crocs dans son orbite et lui arrache l'œil dans un ricanement diabolique.

    Arleston n'arrête pas de faire les cent pas. Dans l'une des tanières réservées aux membres de la meute des Lazulis, il s'emploie à une course infinie, les yeux rivés sur ses pattes, grondant de rage et d'ennui. Il pense à sa sœur. Où est-elle ? Que fait-elle ? Il ne l'aperçoit que très rarement ces temps-ci, elle est toujours fourrée avec sa copine, l'Anastasia. Ou alors avec la jolie Neït, cette empoisonneuse au charme carnassier. Il songe alors à une autre femelle qui a su croquer son cœur comme on plante ses crocs dans le cou d'une proie encore vivante. Jolitemps. Son corps verdâtre, ses longs cheveux blonds et puis son air mystérieux. Comme si elle ne voulait pas lui dire qui elle était réellement. Et ce qu'elle désirait. Oh, ça, il avait vite compris ses intentions. Et c'est tout naturellement qu'il avait cédé, son instinct de mâle lui murmurant sans cesse d'enserrer sa taille avec ses grosses pattes. Il avait eu peur de la blesser, peut-être était-il trop musclé pour son si joli petit corps ? Qu'importe. Il ne pensait qu'à elle, à présent. Et il se décida à sortir, afin d'errer sans but. Le ciel était noir, bien qu'il faisait nuit, assombri par des nuages menaçants. Une tempête se préparait. Peut-être une tornade ou alors un ouragan ? Ou une simple averse ? Arleston n'était pas un expert en météo, alors bravant sa petite voix responsable de sa conscience, il s'élança dans un trot soutenu, la poussière voletant après chacun de ses pas. La gueule à moitié ouverte, le bout de sa langue sorti pour réguler sa température, il aurait très bien avoir l'air d'un imbécile heureux. Il voulait croiser Jolitemps, il voulait se sentir dans un autre monde. Et à ses côtés, il se sentait vide de tout sentiment, comme si toutes ses pensées se taisaient en la présence de l'énigmatique femelle. Elle était ensorcelante, et par-dessus tout, intelligente. Elle savait manier chacun de ses gestes, chacun de ses mots pour faire tomber Arleston fou d'elle une fois de plus. Il ne s'expliquait pas son attirance pour elle. Quelqu'un de normal aurait vu en cette petite une folle à lier. Mais le mâle aux couleurs de fraise ne voyait en elle qu'un être de désir incomparable. Il sentit une odeur familière alors qu'il serpentait entre les troncs desséchés. Cette partie de la forêt était celle qu'il préférait. Le silence qui y régnait était presque religieux, étouffant pour certains, rassurant pour d'autres. Son cœur pulsait à cent à l'heure, il avait l'impression de se rapprocher d'une chose inimaginable. Alors qu'il accélérait le pas, il tomba truffe à truffe avec un petit amas de chair, couvert de bestioles noires grouillantes. Il put distinguer non sans mal une biche et son faon. Il hausse les épaules, et d'une patte experte, il écarta les insectes s'excitant sur le corps meurtri de la femelle. Il n'y avait plus rien sur elle à part un reste de gras moisi. Les os saillants, elle ne ressemblait plus qu'à un tas de sang et de pourri. Il continua son chemin et une autre odeur l'assaillit. Il s'avance alors entre deux troncs rabougris, une bourrasque de vent l'accompagnant et il l'aperçoit, couchée au milieu d'une plaine, illuminée comme par magie par une lumière laiteuse, angoissante. Elle paraît fatiguée, elle semble ailleurs. Quand elle se retourne vers lui, il voit qu'il a la gueule en sang. Elle se lève , s'approche, sa fragrance envahissant l'esprit d'Arleston. Il n'est plus lui-même, une excitation malsaine creuse son estomac. Ses lèvres cherchent les siennes, elle propose la part de son repas. Il ignore de quoi elle parle mais son baiser lui provoque une sensation hors-du-commun. Ce ne sont pas des papillons qui gigotent dans le bas de son ventre, ce sont des chenilles, des larves, qui grouillent sans cesse, qui s'agitent, se débattent. Il retire alors son museau du sien, et l'observe. Elle a l'air complètement béate, une aura bienfaitrice luit autour d'elle. Il lance, hasardeux, son regard derrière elle et voit des petits corps, Deux semblent endormis, deux autres gigotent, rampant, leurs yeux encore collés, ils baignent dans une mare de sang mêlée à un liquide transparent, visqueux. Des petits ? Arleston s'approche, effleure sa compagne avec tendresse et s'approche des petits. Les deux endormis ne dorment pas. Ils sont morts, dévorés. Le mâle se retourne, son esprit se mettant en marche rapidement, ses neurones établissant un rapport logique entre la gueule ensanglantée de la belle et ces petits corps, dépourvus de toute peau, de toute chaire. Elle n'a pas pu les dévorer. Une mère ne mange pas ses petits. Non. Il se retourne, son regard interrogateur, ses babines tremblantes, fruit d'une confusion sans précédent. Il ne sait pas s'il doit hurler de rage, de tristesse ou de peur. Ou alors de désir. Malgré toute cette horreur, Jolitemps est magnifique. Il s'approche d'elle, l'embrasse à nouveau et tourne autour d'elle, tel un prédateur affamé. Il renifle chaque centimètre de son corps, ose même glisser sa truffe près de son orifice secret. Un coup de langue hasardeux, il s'attend à une réaction. Sage, patient, et ensorcelé, il repasse près d'elle et s'assoit, près des louveteaux, près d'elle. Ces petits sont les siens, après tout, il peut très bien s'en occuper. Alors il attrape l'un des petits et entame sa toilette. Il n'a jamais fait ça auparavant et il espère l'apprendre vite. Alors que sa langue râpeuse et puissante masse le corps minuscule et fragile du petit, il sent sur lui un regard persistant. Il lève les yeux, et sa compagne l'observe, ses yeux d'un bleu glacial l'accusent.

    « Qu'est-ce qu'il y a ? »

    Pardonnez-lui, il ignore tout de cette étrange coutume que certaines louves peuvent avoir. Il ignore tout des déviances lupines, il ignore même qu'il est possible de manger ses propres rejetons.
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Jolitemps
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MessageSujet: Re: [RP Halloween] Viens-tu chercher la part de ton repas ?   Sam 21 Oct 2017, 22:17

Viens-tu chercher la part de ton repas ?

Mise en contexte : Durant une étrange rencontre, où les discussions étaient brouillards et où les interlocuteurs se seront perdus dans quelques abîmes, Arleston sera venu à saillir Jolitemps, alors âgé de 4ans. Le bois de l'Oubli a brûlé, et là sera leurs retrouvailles...ft. Arleston

RP CONCOURS HALLOWEEN – Automne, 31 octobre.


Et il ne recule pas, et ton museau vient contre le sien, vos souffles se mêlent comme deux anguilles invisibles. Le sang ne se voit même pas sur ses babines, tout se fond, rien n'est plus. Il regarde les enfants, comme s'il ne se souvenait plus, comme s'il s'en étonnait un peu. Toi, tu t'en fiches : il peut bien les oublier, ça n'a pas d'importance. Il n'est qu'un mâle venu sur ton dos, pour te secouer de ses reins, pour implanter en toi ces fragments éphémères de vie.
Et ils ne comptent pas, ces petits aux ventres ouverts, aux entrailles qui dessinent des arabesques sur la poussière du sol. Ces petits qui mèneront bientôt cette danse criminellement entomologique, avec ces mouches qui pipetteront les tissus nouveaux, avec ces larves qui viendraient dormir entre deux plis de chaire déchirées.
Ton poil se gonfle, la Mort sourit : vous êtes contents, impatients de voir ce cortège de pestilence.

Une autre cavalcade, il y a pourtant avant. Chat Arleston tourne autour de toi, il te renifle. Peut-être veut-il à nouveau céder aux odeurs que tu ne dégages plus. Chaque parcelle de ton corps y passe, même cette vulve distendue par le passage de ces quatre vivants bientôt morts, cette obsession Proustienne qui vient subir le passage de sa langue. Pour laver le sang, pour laver le placenta. Tu n'es pas encore propre, et il se charge de toi, alors tu lèves la tête en un air qu'on pourrait trouver arrogant.
La Mort à tes côtés, elle, aurait voulu voir plus : elle le sentait soumis à ce désir hasardeux, qui ébranlait ses sens lorsqu'il se retrouvait avec toi. Parce que tu étais belle, parce que tu étais différente. Tu étais Jolitemps, le temps était toujours joli avec toi.
Un sourire, qui dévoile le bout de tes crocs, et ton museau qui vint glisser dans ses poils de viande rouge, de celle qu'on vient juste de saigner. Tu ne l'aimes pas pour autant, il t’indiffère, comme tout les autres. Ton cœur est infertile, à la différence de ton utérus.

Mais voilà qu'il te déçoit, maintenant ?
Un froid qui passe, là, sur tes cervicales, qui fait se dresser les poils de ta nuque. Tu feules. Il a prit l'une de vos progénitures entre ses crocs. Mais il la tient mal, si mal ! Comment pourfendre la chaire lorsqu'on ne serre pas assez, lorsque seules les incisives retiennent le gros du cou sans laisser de place aux canines ?
Ou est le sang ?
Ou est le cri ?
Ses yeux bleus, de ceux des âmes, se posent sur lui, juste sur lui.

« Ta langue est pleine de petites épines. On ne frotte une peau sur du papier de verre, on ne passe des aiguilles sous les ongles. Non, on ne fait pas ça. »

De ces choses désagréables, qui ne plaisent pas. Comme ce qu'il fait là, oui, et qui ne te plait pas à toi. Reine de cette nuit, tu te rapproches, le bout de tes pattes se posent à peine sur le sol. Ta queue est haute, retombe sur le bas de ton dos.
Il est tien, tu te laisses croire sienne.
Et puis, lorsque tu es assez proche de lui, tu l'attrapes.
Pas le Chat, pas le Loup de Sang. Le bébé, entre tes dents, maintenant ! Et elles claquent, et tout gicle. Il n'y a pas un temps pour le cri, Mort à tes côtés hausse les épaules, tout aussi déçue que toi. Ton poil se hérisse, se dresse, tu gonfles et tu grognes, alors que de ta gueule chute le petit corps.
Il tremble dans le vent, tombe, tombe, jusqu'à échouer à tes pattes, jusqu'à ne plus y bouger.

« Dévore-les ! Sens leur cent gouttes de sang clapoter sous ta langue, pour mieux te murmurer Papa. On ne laisse vivant les enfants d'avant dix ans, la Mort veut sa part : sinon, c'est toi qu'elle prendra. »

Un pas, tu souffles dans les poils de ses joues, alors que tu es proche, si proche de lui. Ta voix se mue en un murmure, et tes yeux se plissent en un air rieur.

« Croque-le ou je te croquerais le cou. »
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MessageSujet: Re: [RP Halloween] Viens-tu chercher la part de ton repas ?   Sam 21 Oct 2017, 23:13


    Arleston

    Elle est si belle, la lune caresse son pelage comme s'il n'était qu'une plaine herbeuse hasardeuse, dormant paisiblement tandis que d'épais nuages gris recouvrent peu à peu la lumière laiteuse. Comme ce lait maternel qui perle encore aux mamelles délicates et rougies par les morsures des bébés affamés de Jolitemps. Elle porte bien son nom, et Arleston s'étonne encore de savoir comment sa mère a-t-elle pu savoir qu'elle deviendrait aussi jolie. Une brume envahit son esprit, elle s'approche de lui et lui murmure des paroles insensées. Que dit-elle ? Elle semble agacée, furibonde presque. Arleston la regarde ses yeux ambrés, écarquillés quand elle prend le petit corps tout chaud et remuant. Et elle le croque, elle enfonce ses crocs dans sa peau comme s'il n'était qu'un lièvre. Il bondit, se dresse sur ses pattes et réprime un sursaut de terreur. Vient-elle de tuer leur bébé ? Son bébé ? Elle lui parle et quand il plonge son regard dans le sien, il oublie toute l'horreur du monde, il oublie même que le sang sur ses babines est celui de sa progéniture, du fruit de leur rencontre. Il embrasse, une fois encore, une fois de trop, car elle se courrouce, feule tel un chat sauvage enragé. Les dévorer ? Il en est hors de question. Ce sont des enfants, de minuscules louveteaux et celui qui trône aux pattes de Jolitemps avait le pelage aussi rouge que le sien. Ou est-ce le sang dont le poil se gorge ? Alors que la crise de démence semble passer dans les yeux de Jolitemps, elle s'approche de son oreille et sa voix n'est plus qu'une douce caresse, le miel de sa voix coule dans son conduit auditif, s'enroule dans son cerveau et d'un coup, il se sent nauséeux. Elle le menace, elle menace son cou robuste et protégé par multitudes de poils. Il se recule, la fixe et un rire dément sort de sa gorge nouée par l'anxiété. Il rit à n'en plus pouvoir, les yeux grands ouverts, les pupilles vissées sur sa compagne d'un soir, le son qu'il produit paraît sorti de l'au-delà, les mâchoires ouvertes, ses puissants crocs dévoilés, il n'en peut plus tandis que les larmes coulent de ses yeux.

    Il se calme, peu à peu, un rictus arrogant et prêt à se muter en un autre rire fou. Il la fixe, et ses yeux se voilent d'une incertitude. Elle blague. Ses minuscules crocs ne l'atteindront jamais. Sa peau est comme du cuir, ou de la roche. Impénétrable, encore moins par un aussi petit gabarit qu'elle. Il la considère et s'approche d'elle, le museau à quelques centimètres du sien.

    "Tu veux que je dévore mes enfants ?"

    Sa voix serpente dans l'air, la forêt semble retenir le peu de souffle qui lui reste, chacune des branches mortes tendues, et soudain, le tonnerre gronde. L'éclair pourfend le ciel et un nouveau fracas brise le silence qui s'est installé entre eux. Arleston se recule quelque peu, observant le ciel d'un œil mauvais. Il grogne, ses babines retroussées tremblent. Il revient vers les petits, morts et un dernier vivant. Il les couve d'un regard paternel, et dès qu'il croise les iris de la femelle, la brume revient, s'installe et enchaîne son cerveau. Il se sent pris au piège, et tout à coup, il regarde le petit d'un regard sanguinaire, absent et affamé. Il secoue la tête, résistant à ses pulsions. Si Jolitemps l'ensorcelait, il se devait de résister. Il était plus grand, plus fort qu'elle, et bien plus lourd. Il pouvait s'enfuir mais son point fort devenait faible, elle le rattraperait à la course. Mais il pourrait lui rompre le cou. Lui en était capable. Alors il s'approche de Jolitemps et un grondement vibre dans son ventre. Le tonnerre rugit, l'éclair scintille. Mais cette fois-ci, il tombe sur un des arbres morts de la forêt. Le tronc s'embrase, des étincelles virevoltent. Il grogne plus fort, à présent, animé par une rage incontrôlable et inexpliquée. Il n'est plus lui-même, il ne se sent plus maître de lui-même. L'arbre s'enflamme, il est trop loin d'eux pour les inquiéter mais la grande flamme rouge vif pourrait se balader de branches en branches. Une dernière fois, il plonge ses yeux dans ceux de Jolitemps. Elle est si belle, si douce, si enjôleuse. Il tente de s'exorciser mais rien n'y fait. Il se retourne lentement vers le petit corps rampant et gémissant, il s'avance d'un pas lourd, et chaque fois qu'il repose sa patte sur le sol, il se sent de plus en plus déterminé. Il s'arrête, baisse la tête et un filet d'écume s'écoule de sa gueule pour s'écraser sur le sol.

    "Bien, Jolitemps, je ferais tout pour toi. Absolument tout."

    Il reprend sa marche, attrape l'enfant qui frétille tel un poisson privé de son eau, ses yeux collés s'agitent, et son souffle s'accélère. La peau de son cou paraît si fine entre ses crocs, il semble si fragile. Il a la couleur de sa mère, un vert émeraude pâle, et une minuscule touffe de cheveux rouges naît sur le haut de son crâne. Parfaite alchimie des deux parents. Il se retourne, la brume se dégrade, il voit de plus en clair, il se sent reprendre son esprit en patte. Il plonge son regard dans celui de Jolitemps, et pendant un instant, il songe à partir en courant, le petit dans la gueule, il l’élèverait dans un coin, à l'abri des regards, comme le vieillard avait fait avec lui. Il demanderait à l'une des femelles de sa meute de l'allaiter, ou alors il tuerait de jeunes mères biches ou truies. Mais Jolitemps semble si détendue, si sereine. Le brouillard se résout, revient et dans un bruit sec et déchirant, sa mâchoire s'est refermée avec la force d'une brute. Le petit frétille plus fort, semble se débattre mais d'un coup, il s'immobilise, et le sang coule dans la gueule d'Arleston. Il recule sa langue vers ses crocs du fond, dégoûté de goûter ce sang innocent, ce sang qui porte un peu du sien. Il repose le petit corps sans vie, le renifle et tout à coup, il se met à le dévorer comme s'il s'agissait d'un lièvre à peine tué. Il a faim, son ventre hurle famine, son cœur veut plaire à Jolitemps, son esprit est pris en otage par une force malfaisante, possessive. Il arrache les lambeaux de chaire avec virtuosité, il le dévore, laissant sa peau de côté. Une fois le petit dépecé et débarrassé de sa chaire, il regarde Jolitemps. Des larmes lui montent aux yeux, mais il les ravale. Il ne doit pas se montrer faible. Il veut être digne d'Elle. Alors il s'approche, tête baissée, tel un louveteau pris en flagrant délit d'une grosse bêtise. Il s'arrête à quelques centimètres d'elle, inquiet de se faire croquer le cou. Il lève des yeux suppliants, les seules parties blanches de sa gueule sont aussi rouges que l'ensemble de son pelage. Il ignore pourquoi, mais il a l'impression que des milliers de paire d'yeux l'observent, tapis dans les bois, tandis que le feu s'emballe de l'autre côté de la forêt. Les flammes s'emparent du bois comme du cœur d'Arleston.
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Jolitemps
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MessageSujet: Re: [RP Halloween] Viens-tu chercher la part de ton repas ?   Dim 22 Oct 2017, 04:39

Viens-tu chercher la part de ton repas ?

Mise en contexte : Durant une étrange rencontre, où les discussions étaient brouillards et où les interlocuteurs se seront perdus dans quelques abîmes, Arleston sera venu à saillir Jolitemps, alors âgé de 4ans. Le bois de l'Oubli a brûlé, et là sera leurs retrouvailles...ft. Arleston

RP CONCOURS HALLOWEEN – Automne, 31 octobre.


Il rit. Il rit et il rit et il rit encore.
Et toi, oh toi, tu aimes entendre ce rire.
Parce qu'il remue les organes, parce qu'il fait danser les ombres, parce qu'il n'est pas de ceux qu'on entend lorsqu'on s'amuse. Il est de ceux qu'on pousse quand le malaise chevauche la réalité, quand on sort des sentiers connus pour se retrouver face à un squelette attachée à un arbre, une corde qui enserre le cou. Ce membre souvent oublié, au profit de la prestigieuse tête, mais qui est pourtant là, qui soutient le tout, et que le nœud coulant sait si bien mettre en valeur.
Toi, tu ne lui proposais de nœud coulant.
Tu lui proposais tes crocs, en guise d'ornement.
A le faire devenir fou, comme toi tu étais folle. Vous auriez dû brûler dans quelques flammes, de celles qu'on ne peut éteindre, de celle qu'on use pour punir.

Et puis il expulse sa voix, qui n'est plus un rire. Si proche, pour te cracher cette question. Tu voulais qu'il les dévore, tu le voulais tant. Il ne pouvait qu'en être ainsi : tu t'acharnerais pour le blesser, pour que le titan soit à terre. Tu étais fatalement louve, dévouée à la mort de ta progéniture. Un petit mouvement frénétique de la tête, de haut en bas, comme une poupée de porcelaine ayant perdue l'articulation de son col. Il doit t'écouter : tu es la mère, tu es la femelle, tu as le sors de tes enfants sur le bout de tes dents, même s'ils sont à moitié siens. C'est de toi, qu'ils sont sortis : ils ont tracés ce chemin, remontés ton utérus pour se frayer ce chemin, se sont expulsés comme de petits sacs lestés de ce vagin dilaté par la fin du terme, entre le sang et l'urine qui avait pu t'échapper dans les efforts incontrôlés.
Peut-être comprend-il ça ?
En attendant, tu le changes.
Tes iris défient ses pensées intérieures, tu fais naitre les doutes comme tu les as fait naitre eux. Tu es création, Jolitemps. Rien ne se transforme, rien ne se perd, tout se crée avec toi.
Et si tu façonnais la vie en toi, et la contingence dans l'esprit d'autrui, lui façonnait le feu de sa colère. Un arbre qui s'enflamme, une odeur de brûlé qui enfle tes narines.
Ça sent bon.
Tu t’enivres de cette odeur, comme lui avait pu s’enivrer de la tienne, des couples polygames de semaines plus tôt.
Et puis tu es satisfaite, aussi, quand tu le vois se plier, quand tu vois sa salive briller à la commissure de ses lèvres. L'appétit lui vient, c'est un serpent qui se glisse dans son estomac.
Une lutte, que tu observes avec cette calme attention, jusqu'à ce qu'il se décide, enfin, à passer à l'acte. Après avoir conçu, c'est à son tour de détruire, de s'emparer d'un amalgame de vous deux, des fruits d'un amour en suspension, presque invisible. Il le déchire, il en oublier le ménagement. C'est avec une violente paternité qu'il fait valoir son droit, et tu frisonnes d'un plaisir d'une psychotique innocence.

« C'est ce que nous voulions entendre, Loup de Sang, la Mort épargnera tes reliquats d'années restantes. »

La Mort conspue tes paroles, hoche la tête et puis s'en va. Elle sait, maintenant, qu'elle n'a plus à s'en faire. Le sol de cette terre brûlée deviendrait berceau du sang des quatre enfants, pour y laisser pousser mandragores et chrysanthèmes.
Un bruit sourd, dans le fond de la forêt, des branches qui claquent et qui craquent, le feu les houspille en punition.
Tes oreilles se prélassent des bruits de peau qu'on déchire, qu'on arrache de la chaire. Ça fait du bien, d'entendre ça. Ta colère passée est oubliée, tu atteins une plénitude inégalée jusqu'à présent.
Serais-tu bien, avec lui ?
Sans doute le laisseras-tu te refaire quelques enfants, un jour, pour le plaisir de le revoir ainsi, tant changé par tes mots et tes gestes, saisi de toi. Parce qu'il sait t'écouter. Il n'était de ceux cherchant à s'excuser auprès des dieux, à essayer tous les vœux et prières pour que change le présent.
Quand s'estompe le blanc de son pelage sous le sang du dernier vivant, vos cœurs morts battent ensemble, dans un requiem de révoltante parentalité.

Lorsque se termine son orgueilleux repas, lorsque le timbre des mastications et de la viande qu'on broie n'est plus, tu le regardes s'approcher de toi, de ton regard inquisiteur.
Il est beau, tu trouves.
Il est de ces mâles qui emmènent avec eux cette plaisante soumission, même si le sang pulse dans ses bourses. Tu t'approches de lui, et ton museau se pose sur sa nuque. Tu longes sa carotides, du caresses son poil, remonte à sa joue, survoles son museau.
Tu t'arrêtes là.
Le feu est à vos portes, le regard que tu lui portes t'as fais oublier la chaleur prête à faire fondre les tissus comme ces visages malmenées de marionnettes maudites. Tu ne prêtes attention au spectacle des os devenus cendres, des peaux qui se consument, de la fourrure devenu fumée, de la Mort revenu au galop. Oh, non.
Pour une fois, tu ne regardes que lui, à qui tu murmures quelques derniers mots.

« On brûlera tous les deux en enfer, mon ange. »

Le brasier vient vous saisir, tous les deux, ensemble, alors que tu l'étreins, et que sonne la symphonie des souffrances amoureuses.
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